L'Epoque Prédynastique : La Palette de Narmer
Vraiment intéressante est pour moi l'interrogation "thématique" de l'histoire : elle aide en effet à prendre énormément de recul sur ce que nous avons tendance à considérer comme fondamental dans notre histoire contemporaine.
Et un thème qui m'intéresse est celui de la confrontation de différentes civilisations, avec tout ce que cela suppose comme influence, échange, emprunt : quelle civilisation a le plus influencé l'autre, et pour quelle raison ; pourquoi certaines civilisations disparaissent-elles, un peu comme si elles avaient "fait leur temps".
Thème qui trouve une résonnance particulière à notre époque, à l'ère de la mondialisation : encore que l'on peut se demander si l'histoire n'est pas celle de la mondialisation justement.
L'Egypte prédynastique (http://www.egyptos.net/)
Aussi, fort de toutes ces interrogations, je franchis le desert du Sinaï : et j'aperçois l'Egypte !
Les premières cultures
Les premiers villages sont apparus un peu partout dans la vallée du Nil. Dès le départ, des différences distinguent le développement des habitants du Delta de ceux du Fayoum ou de ceux de la Haute-Égypte. L’organisation de la société se fait sur une base agricole : l’habitat se fixe sous forme de fermes destinées aussi bien à l’élevage (bœufs, chèvres, porcs) qu’à la culture (silos conservant le blé et l’orge).
Dès le VIe millénaire, des villages se sont organisés sur différents sites :
le site de Badari (5500-4500) : la culture badarienne. On remarque, durant cette période, une amélioration du mobilier et du matériel agricole ainsi qu’une évolution sensible des pratiques funéraires.
le site de El-Amrah (vers 4500) : la culture amrahtienne. La vaisselle de pierre trouvée à El-Amra prête à penser que les relations entre les groupes culturels du Nord et du Sud se sont intensifiés.
le site de Nagada : la civilisation de Nagada. Le Gerzéen, qui correspond à la seconde phase de Nagada (ou Nagada II). Les tombes deviennent des répliques des demeures terrestres comportant meubles, amulettes, figurines et objets d’apparat décorés de thèmes représentant des animaux (lions, taureaux et bovidés, hippopotames, faucons…) qui symbolisent les divinités.
La culture de Nagada III (3300-3150) voit l'unification des traits culturels dans la vallée du Nil et le delta. A la fin de Nagada III, la structure du schéma décoratif se modifie, les scènes s’organisent en registres, les premières notations hiéroglyphiques apparaissent. Les thèmes évoluent l’affirmation de la prééminence d’un chef incarnant le groupe entier, dont la force et la puissance peuvent être exprimées à travers l’image du lion ou du taureau.
A consulter : http://perso.orange.fr/atil/atil/x1.htm
L'Emergence des structures étatiques
Une hypothèse a été émis, selon laquelle la civilisation d’Uruk aurait influencé, en plus des régions périphériques du Plateau iranien et d’Anatolie, l’Égypte prédynastique :
A la même période, on voit apparaître des villes (témoignant de l’existence de sociétés hiérarchisées, très organisées) et même ce qu'on peut considérer comme les premiers Etats (de simples micro-états).
En ce qui concerne la nature du pouvoir, on constate la présence dans l’iconographie de l’époque de la figure du « roi-prêtre », personnage tantôt représenté comme un guerrier ou un chasseur, tantôt comme accomplissant un rituel (deux fonctions qu’auront par la suite les rois de Sumer).
Dans ce qui va devenir l'Egypte, on assiste pendant tout le quatrième millénaire à l'émergence des structures étatiques dans un contexte confédéral, puis fédéral, pour donner naissance à une monarchie absolue et sacrée qui s'impose au-dessus des pouvoirs rivaux sans pour autant les évincer. Y a-t-il réellement influence, ou est-ce un processus qui est commun aux deux civilisations au même moment ?
Un article intéressant : L'émergence des structures étatiques
La Palette de Narmer
Il existe une thèse expliquant que l’Egypte était dans les temps prédynastiques scindée en deux royaumes. L’interprétation de la palette de Narmer, découverte par Quibell et qui pourrait symboliser cette unification, reste très controversée :
D’un côté, les sources égyptiennes semblent parler d’un triomphe du Sud sur le Nord.
D’un autre, les données archéologiques permettent de suivre l’influence croissante des cultures du Nord sur la Moyenne et la Haute-Égypte.
Le débat n’est d’ailleurs pas clôs : mais la palette de Narmer dmeure l’archétype du document archéologique de première importance pour les égyptologues qui étudient la période de développement de l’État pharaonique.
Palette de Narmer
Au verso, le roi, dont deux hiéroglyphes écrivent le nom – le poisson nar et le ciseau mer – fracasse la tête d’un homme explicitement désigné comme appartenant au royaume du Nord. Le recto affirme le triomphe de Narmer : en bas, un taureau défonce une enceinte crénelée en piétinant l’ennemi vaincu ; en haut, le roi est coiffé de la couronne rouge du Nord. Une autre tête de massue confirme cette victoire : on y voit le roi recevoir l’hommage des captifs. Ces documents, appuyés à leur tour par d’autres, comme la palette "du tribut libyen ", confortent l’hypothèse de la constitution d’un état où l’on retrouve déjà tous les éléments du pouvoir pharaonique, de la religion à l’écriture en passant par l’économie, l’habitat et les structures du gouvernement.
Source : www.bubastis.be
La Période Néo-Babylonienne
Shamash-mudammiq (942-900) règne en Babylonie au moment de l'offensive assyrienne d'Adad-nirari II. Son royaume avait subi quelques années auparavant une attaque élamite. L'Assyrien s'empare des provinces septentrionales du royaume du sud.
Le souverain babylonien suivant, Nabû-shumi-ukin (900-888) va contre-attaquer, et réussir à repousser la frontière avec l'Assyrie plus au nord.
Son successeur Nabû-apla-idin (888-855) va raffermir le pouvoir babylonien, face aux tribus de Sutû notamment.

Temple de Nabuchodonosor
Marduk-zakir-shumi (855-819), son successeur, doit faire face à une crise de succession, son frère tentant de le renverser. Il fait appel à l'assyrien, Salmanazar III pour résoudre la situation. Ce dernier l'aide à vaincre les rebelles, et poursuit même son offensive vers le sud, et pille les tribus chaldéennes devenues très puissantes, et quasiment indépendantes, en tirant un grand butin.
La situation se retourne quelques années plus tard, quand l'assyrien Shamshi-Adad V fit à son tour appel à Marduk-zakir-shumipour faire face à une révolte. Le babylonien l'aida à remporter la victoire, et devint le protecteur de l'assyrien.
Mais ce dernier ne supportant pas ces conditions, à la mort de Marduk-zakir-shumi, il attaque le nouveau roi de Babylone Marduk-balassu-iqbi (819-813), et le parvient à le vaincre une première fois, avant de retourner en Babylonie en 813 pour achever son adversaire.
Un babylonien nommé Baba-ah-idin (812-811) tenta de mener la résistance contre l'envahisseur, mais il fut vite vaincu. Shamshi-Adad V écrasa ensuite les Chaldéens.
Source :
- Babylone (Esagil)
- Les Mèdes (Esagil)
La Domination Assyrienne
Malgré le fait que quelques villes commerciales importantes, telles qu'Assur et Ninive, aient été fondées dans la région, l'Assyrie ne devint que tardivement un royaume organisé.
La liste royale assyrienne nomme d'anciens "rois vivant sous la tente", aux noms énigmatiques, réminiscences d'un temps où l'écriture n'était pas répandue en Assyrie, et visiblement le nomadisme dominait. Mais pour le moment, l'Assyrie n'est encore que la Cité-Etat d'Assur.

Prêtres du Dieu Assur, présidant une cérémonie devant l'arbre sacré
La région est réunie autour du culte de sa divinité, Assur, et la cité était dirigée par son grand prêtre, "vicaire" du dieu Assur (ishi'ak Assur), qui était en fait le vrai roi (sharru). L'ordre assyrien est ainsi basé sur la religion, et il restera ainsi jusqu'à la fin, malgré les nombreuses années qui passèrent et les nombreux changements qui se produisirent.
Une assemblée d'Anciens semble avoir un pouvoir important dans la cité d'Assur, tout comme le magistrat éponyme (limmu), qui siège à l'Hôtel de Ville (bît âli). Le pouvoir royal est probablement contrebalancé par ces autres pouvoirs, et ce n'est que petit à petit qu'il gagnera plus d'autorité
Assur était alors sur le plan international, une puissance très faible face aux grands royaumes qui commençaient à se former à Sumer et Akkad[/u]. Ainsi, les souverains d'Akkad, puis ceux d'Ur soumirent Assur. A la fin du XXIè siècle, après l'effondrement du royaume d'Ur, le souverain assyrien Puzur-Assur fonda la première dynastie assyrienne.
Mais la seule vrai importance de d'Assur à cette époque-là est en fait sur le plan commercial.
Les Comptoirs commerciaux en Anatolie
Aux XIXè-XVIIIè siècles, les Assyriens de la dynastie de Puzur-Assur implantent des comptoirs commerciaux en Anatolie, les karûn. Le site principal de ces établissements est la ville de Kanesh, une citadelle de forme circulaire située en Cappadoce, sur le site de Kültepe, la plus grande ville de la région à l'époque.
Les colons Assyriens vivaient dans les karûn en famille. Les villes comprenaient un quartier assyrien a côté du reste de la cité habité par les indigènes. Les habitants sont surtout des marchands, et leur maison est organisé en fonction de ce travail : à côté de la partie où on vit, on trouve généralement un bureau et un entrepôt.
Les colons restent sujets du roi assyrien, bien que les cités anatoliennes soient indépendantes, avec leur propre roi à leur tête. Le but des Assyriens étant le commerce, les karûn étaient donc avant tout des comptoirs, et non des colonies
Ils passaient des accords avec les souverains locaux, qui fixaient les taxes commerciales, et accordaient quelques avantages au pouvoir local (sur certains produits de luxe notamment, ainsi qu'un droit de préemption), en échange de leur protection, et du droit des colons de conserver leur propre juridiction.
Grâce à leurs moyens supérieurs à ceux des marchands locaux, les Assyriens décidaient des prix pratiqués, des taux de crédits et détenaient le pouvoir économique en Anatolie : le commerce du cuivre, de l'étain, de la laine. Ce système remarquablement organisé a permis aux Assyriens de réaliser d'importantes opérations commerciales pendant près de deux siècles, jusqu'à ce que des changements politiques, en Anatolie comme en Assyrie, surviennent.
Le Proche-Orient amorrite
Après la mort de Narâm-Sîn, la dynastie de Puzur-Assur prend fin. C'est aussi à ce moment que le premier karûn de Kanesh s'arrête. Après le règne d'Erishum II, le pays est envahi vers 1805 par Shamshi-Adad, le roi d'Ekallâtum (au nord d'Assur), qui fonde le Royaume de Haute-Mésopotamie.
Il place ses deux fils Ishme-Dagan et Iasmah-Adad sur les trônes d'Ekallâtum et de Mari, se réservant le droit de surveiller leurs actions depuis sa nouvelle capitale, Shubat-Enlil.
De par son prestige, les Assyriens intègreront Shamshi-Adad sur leurs listes royales. Mais il n'était en aucun cas un Assyrien. A sa mort, son fils Ishme-Dagan continue à régner sur la région autour d'Ekkalatum, Assur comprise. Son règne est long et très difficile, et il ne doit son maintient qu'à l'aide que lui apporte le roi de Babylone Hammurabi
Au XVIè siècle, un nouvel adversaire apparaît en Syrie : il s'agit des Hurrites du royaume du Mitanni. Ils marchent sans difficulté vers la Haute-Mésopotamie, et font tomber Assur, qui devient leur vassale. Durant la domination hurrite, qui dura plus de deux siècles, les Assyriens tentèrent de se révolter, sans succès.
Source :
- L'Assyrie (Esagil)
La Période Médio-Babylonienne
La période médio-babylonienne englobe la Dynastie Kassite (1595-1154), la Seconde Dynastie d'Isin (1156-1025), et la période suivante, faite de nombreux troubles politiques (quatre dynasties).
C'est sous les Kassites que Babylone est définitivement devenu le coeur de la culture mésopotamienne, comme le préfigurait la période précédente. La ville est même le centre intellectuel le plus important du Proche-Orient. Le médio-babylonien est la langue des relations diplomatiques, et les oeuvres mésopotamiennes sont diffusées dans tous les royaumes voisins : le plus grand succès est l'Epopée de Gilgamesh, recopiée jusqu'en Anatolie, ainsi qu'au Levant.

Ziggurat Kassite d'Aqarquf
Babylone est devenue la détentrice du savoir des Sumériens désormais disparus. On a ainsi écrit de nombreuses oeuvres littéraires à cette époque, fait des progrès dans la technique et les sciences. Les Kassites n'ont d'ailleurs pas imposé leur culture, qui fut vite dominée par celle déjà en place dans la région.
Les souverains de cette période vont de plus rénover tout le pays, que ce soit ses temples et autres monuments, ses villes, ses canaux, et construire des forts pour défendre la pays.
La dynastie avait de deux divinités protectrices d'origines kassites, Shaqamuna et Shumaliya, qui disposent d'une chapelle dans le palais royal. Mais d'une manière générale ils ont assimilé la tradition mésopotamienne, et n'ont pas cherché à imposer leurs dieux ou leur culture.
Source : http://geocities.com/esagil1/babylone.htm
L'Empire Hittite et le Royaume de Mitanni
Les annales hittites mentionnent un people appellé Hurri, situé au nord-est de la Syrie. Les annales du règne du roi hittite Hattusili I mentionnent un ennemi de la cité de Hurri.
Les origines des Hurrites sont sans doute à rechercher dans la culture Kura-Araxe, qui se développe en Transcaucasie dans le courant du IVè millénaire. On peut ensuite suivre l'expansion de cette culture vers le sud, en direction de l'Anatolie Orientale et du Kurdistan, jusqu'au milieu du IIIè millénaire.

L'Empire Hittite et le Royaume de Mitanni
C'est au XIVè siècle qu'on trouve pour la première fois des noms de personnes hurrites dans les textes de la ville d'Ebla, en Syrie du Nord, et concernant notamment la région du Khabur. Les populations issues de la culture Kura-Araxe et restée en Arménie et en Anatolie orientale comprennent parmi elles les ancêtres des Urartéens, qui sont donc un peuple du même rameau que les Hurrites.
De petites principautés hurrites se sont alors formées : les souverains d'Ur ont eut à affronter des tribus hurrites dans le Kurdistan. On en retrouve alors surtout dans la région du Haut Tigre et du Zagros.
Au début du IIè millénaire, les Hurrites bougent vers l'Assyrie et la Syrie. Ils se situent d'abord dans la bordure nord de la Mésopotamie, puis se dispersent vers la Syrie du Nord. On retrouve ensuite des Hurrites plus au sud, en Babylonie, et même dans les région bordant l'Elam au nord. A l'ouest, ils semblent avancer jusqu'au Hatti.
Les Hurrites sont alors surtout groupés en tribus. Ils sont l'ethnie dominante en Syrie du Nord avec les Amorrites. Les grands royaumes de la région (Mari notamment) en ont beaucoup utilisé à leur service. Après l'effondrement des grandes puissances du Nord mésopotamien (royaume de Samsi-Addu, de Mari, puis Alep), ils commencent à avoir une grande importance politique. Au milieu du IIè millénaire, les importantes villes de Alalakh, Alep et Ugarit comprennent une forte population hurrite, ce qui montre qu'alors ce peuple est implanté dans toute la Syrie du Nord.
La Période Paléo-Babylonienne
Les dynasties amorrites dominent dès le XIXe siècle un vaste espace allant du Levant au sud de la Mésopotamie. Là se forme une véritable koinè qui, malgré des particularismes régionaux, présente une évidente unité autour de divers traits culturels, notamment linguistiques, religieux, fortement marqués par les traditions antérieures (surtout celle de la Mésopotamie des Sumériens et premiers Akkadiens), mais aussi avec quelques particularités dues en partie aux pratiques propres aux Amorrites, qui gardent des traces de la vie nomade, de l'organisation en tribu, même chez ceux qui se sont sédentarisés et ont pris le pouvoir dans les anciennes cités proche-orientales.

L'Empire babylonien (1750 à 600 av. J.-C.)
On peut tenter une division de cet espace en plusieurs régions présentant une certaine unité :
La Basse Mésopotamie est le "Pays de Sumer et d'Akkad", dont l'effondrement a laissé la place à plusieurs royaumes amorrites se partageant la région. Les deux premiers royaumes à occuper une place importante sont Isin et Larsa : la tradition sumérienne héritée du royaume d'Ur reste encore forte, surtout au début de la période, où le sumérien est encore la langue des inscriptions royales, de la littérature et aussi des documents de la vie quotidienne. La forte lutte entre Isin et Larsa ne doit pas masquer la division politique de cette région, surtout au nord, l'ancien pays d'Akkad, partagé entre plusieurs royaumes, comme Kish, Sippar, Malgium, Rapiqum, et surtout Babylone.
La Haute Mésopotamie est une zone où se mêlent différents peuples : populations sémitiques - Amorrites notamment -, Hourrites (le futur Mitanni) au nord, Turukéens dans les contreforts du Zagros, au contact des Gutis, etc. Les principaux royaumes de la région sont Mari, à l'extrémité ouest sur l'Euphrate, et Ekallatum, quelque part sur le cours moyen du Tigre. On compte aussi la cité-état d'Assur, qui développe dans le courant du XIXe siècle un fructueux commerce vers la Cappadoce, connu par les archives retrouvées à Kanish, et une multitude de petits royaumes dans le Triangle du Khabur, comme Karana (connu par les archives de Tell Rimah), Apum (Shekhna/Shubat-Enlil), Urkish, Nagar, Andarig, etc., qui font l'objet de convoitises des grands royaumes.
La Syrie est partagée entre deux grands royaumes : Alep (le Yamkhad), qui domine le nord de la région entre la Méditerranée et l'Euphrate, jusqu'à l'aire d'influence de Mari (autour de Tuttul), avec dans son giron les villes d'Emar, Ugarit, Alalakh ; au sud le royaume de Qatna, moins bien connu. On peut mentionner le royaume de Karkemish plus au nord, au contact du monde anatolien, qui conserve une certaine indépendance, et son voisin Urshum, ainsi que Ebla, entre Alep et Qatna. Le royaume d'Alep chute à la fin du XVIIe siècle après les attaques successives de rois hittites, et tombe plus tard sous la coupe des rois du Mitanni.
L'Elam est le responsable direct de la chute du royaume d'Ur III, puisque c'est son armée qui mène la coalition s'emparant de la capitale de ce dernier en 2004 : les relations avec les rois d'Isin se normalisent, mais elles sont plus difficiles avec Larsa. Les autres royaumes du plateau iranien de cette période nous sont inconnus. Le Marhashi des époques précédentes n'est plus mentionné. Dans le Zagros, à proximité de la Mésopotamie, des souverains Gutis gardent une certaine importance. Les Kassites, qui règnent plus tard sur Babylone, sont supposés venir de cette même région, mais leurs premières attestations sont en haute Mésopotamie.
L'Anatolie est composée de plusieurs royaumes, certains dominés par des populations indo-européennes, surtout les Hittites (qui se nomment eux-mêmes Nésites), mais aussi les Palaïtes et les Louvites, qui sont plutôt situé au sud, autour de Kanish, Purushkhanda, Warshama, Kussar ; au nord se trouvent d'autres populations, comme les Hattis, autour de Hattusha, et plus au nord le royaume de Zalpa, dont la population est inconnue.
Le Sud du Levant : la ville marchande de Byblos est peu attestée dans les sources proche-orientales. Elle l'est en revanche par l'archéologie, et par les textes de l'Égypte, avec qui elle est en relation depuis longtemps, Egypte absente de la scène politique du Proche-Orient de cette période.
La fragmentation politique du Moyen-Orient à la période amorrite va voir se mettre en place un système de relations internationales élaboré entre les différents royaumes qui le constituent.
Source : http://fr.wikipedia.org/
Les Dynasties Archaïques
A l'aube du III e millénaire, la basse Mésopotamie se divise en autant de territoires qu'il y a de cités importantes. Celles-ci rayonnent chacune sur une périphérie composée de petites bourgades et constituent de multiples unités indépendantes, sortes de capitales qui fonctionnent à l'image des cités-Etats.

Mésopotamie ancienne
La période des Dynasties Archaïques (DA) commence en 2900, et va jusqu'à environ 2340, lorsque Sargon fonde son Empire. Elle est divisées en trois sous-périodes :
DA I, de 2900 à 2750 : DA I correspond à la continuation de la période précédente (Jemdat-Nasr), avec l'apparition de nouveaux styles artistiques
DA II, de 2750à 2600 : A DA II, l'architecture des temples s'améliore, signe de l'importance du culte dans une société qui s'organise. Les plus anciens souverains attestés ont régné à cette époque.
DA III, de 2600 à 2340 : DA III est divisée en deux périodes : DA IIIA (2600-2500) et DA IIIB (2500-2340). A cette époque, les sociétés deviennent plus riches et plus puissantes, plus complexes aussi, et la civilisation sumérienne s'étend vers l'extérieur, permettant l'apparition d'un commerce international, et de relations avec des pays lointains
La période des DA est celle où l'écriture (développée à la fin du IVè millénaire) s'est suffisamment améliorée pour être compréhensible par les déchiffreurs de notre temps. C'est à partir de cette période que l'on peut réellement connaître des faits historiques réels. On ne peut cependant pas réellement faire une histoire de cette période comme on le fait pour les suivantes, car les connaissances sur celle-ci restent majoritairement issues de l'archéologie, comme le montre le fait que la chronologie est basée sur l'archéologie.
Source : http://geocities.com/esagil1/sumer.htm
Les Ancêtres (I) : Toumaï et Orrorin
J'ai commencé à étudier, il y a maintenant deux ans, l'origine lointaine de l'homme. En effet, suite à une étude de la Grèce préclassique, je me suis rendu compte de l'utilité d'étudier le néolithique ainsi que le paléolithique, et comme ça, je suis remonté jusqu'aux grands singes.
Il y a quelques mois, je produisais cette image, qui résume le mieux possible l'histoire de l'homme :
L'arbre buissonnant (condition de tourner la tête de 90°) de la lignée humaine jusqu'à l'homme
Je n'ai pour l'instant pu me renseigner que sur nos lointains ancêtres : Toumaï, Orrorin, Ardipithecus, Australopithecus et Paranthropus (voire Kenyanthropus). Ayant envie de poursuivre l'exploration, je me rafraichis un peu la mémoire. Et je cite mes sources :
- Science et Vie Hors Série
- http://www.hominides.com/
- http://www.journaldunet.com/
- http://www.cite-sciences.fr
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Théorie de l'East Side Story
Yves Coppens a émis dans les années 1980, une hypothèse selon laquelle l'apparition des préhumains en Afrique orientale s'est faite à l'est du Rift africain. Vers 8 millions d'années débutaient les premiers mouvements tectoniques dans l'Est Africain et, pour Yves Coppens, ces événements géologiques ont eu pour conséquences de modifier les climats des deux côtés du Rift. A l'ouest, l'humidité relative aurait permis la persistance de la forêt tropicale, tandis qu'à l'est, l'assèchement du milieu aurait favorisé l'extension des savanes.

La Vallée du Grand Rift
L'avénement de ces étendues herbacées parsemées d'arbres aurait conduit à l'évolution des hominoïdés africains vers les premiers préhumains bipèdes. A l'ouest, en revanche, les autres homonoïdés auraient perduré dans la forêt tropicale humide.
Après la découverte de Toumaï, la théorie de l'East Side Story déjà mise à mal par la découverte d'Abel, n'a pas résisté. Yves Coppens, son auteur, y renonce 2003 et réfute sa propre théorie : « Si le cadre géographique de l'East Side Story n'est certainement plus le bon, l'Homme reste un animal de savane. L'histoire retiendra sans doute que cette théorie a été la première à lier l'évolution des hominidés à un événement climatique à grande échelle : l'assèchement du climat il y a 8 millions d'années. »
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Toumaï (Tchad - 7 millions d'années)
En juillet 2001, une équipe de paléontologue dirigée par Michel Brunet, mettait à jour un crâne fossilisé, celui du plus viel hominidé : baptisé Sahelanthropus tchadensis, il est plus connu sous le nom de Toumaï, qui signifie « espoir de vie » en langue goran.

Toumaï
Le crâne, déformé par le temps, était enfoui dans les couches sédimentaires du désert du Djourab au nord du Tchad, soit à l'ouest de la vallée du Rift, où la majorité des fossiles de la famille humaine a été mise au jour. Depuis, plusieurs mâchoires ont été dégagée des terrains tchadiens. Mais, pour le moment, aucun os des membres n'a été décrit, si bien qu'on ne peut confirmer ni infirmer la bipédie de l'espèce (même même si l'étude du crâne de Toumaï et sa reconstitution en trois dimensions laissent supposer que l'espère était bipède : certaines mesures sont proches de celles obtenues pour les australopithèques, bipèdes avérés).
Sa taille était probablement proche de 1,20m ou 1,30m et sa capacité crânienne était de l'ordre de 360-380 cm3, comparable à celle des chimpanzés communs.
Le Milieu de vie
Depuis au moins sept millions d'années, le bassin du lac Tchad a connu sucessivement des périodes arides et désertiques, et des périodes humides dont la dernière a conduit, il y a près de 5000 ans, à la formation du méga lac Tchad.
Toumaï fut retrouvé dans les dépôts lacustres de ces étendues humides et vivant donc dans un univers riche et verdoyant. Là, il côtoyait en nombre des éléphants, des chevaux, des tridactyles, des antilopes, des hippopotames, des anthracotères (cousin des hippopotames), de grands sangliers (les nyanzachoeres), des crocodiles, des tortues et une grande diversité de poissons. La présentces de fossiles de poisson-tigre, connu pour chasser dans des eaux bien oxygénées, indique qu'il existait des chenaux d'eau vive. De plus, la présence d'une nouvelle espèce de crocodile possédant un museau effilé à bords latéraux festonné et se nourrissant exclusivement de poissons montre que ces eaux étaient assez claires pour héberger la faune aquatique nécessaire à leur survie.
Michel Brunet suppose que Toumaï vivait dans les zones boisées, qui lui fournissaient, entre autres, les fruits nécessaires à son régime alimentaire, et qui devaient lui permettre de se réfuguer rapidement dans les arbres, pour échapper aux dangereux prédateurs, parmi lesquels il devait y avoir le Machairodus, un félin aux canines supérieures en lame de sabre.
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Orrorin (Kenya - 6 millions d'années)
Orrorin a été découvert en 2000 par les paléontologues Martin Pickford et Brigitte Senut, dans la formation géologique de Lukeino au Kenya à l'est du Rift : son crâne n'a pas été trouvé, mais plusieurs fémurs, une partie de la mandibule et des élémets de membres antérieurs ont été mis à jour : leur analyse a permis montrer que l'individu était bipède.

Orrorin
Sa taille est de 115 à 125 cm. La taille de ses dents est proche de celle de sapiens mais réduite par rapport à celle d'Australaupithecus. L'humerus est aplati et la phalange longue et incurvée (arboricolisme). Il dispose d'un long fémur dont la partie supérieure est plus fine que la partie inférieure...
La phalange du pouce d'Orrorin révèle des caractéristiques d'hominidé : en particulier, une insertion ligamentaire qui prouve qu'il utilisait sa main comme une pince, - caractéristique que l'on a retrouvé chez aucun singe actuel, et qui semble annoncer la préhension humaine (qui lui permettra plus tard de frabriquer des outils). La bipédie et la préhension de la main n'aidaient pas Orrorin à grimper aux arbres, mais il semble avoir compenser ce handicap (comme l'indique ses humerus, les os du bras situés entre le coude et l'épaule).
Le Milieu de vie
A l'est, du côté du Rift africain et plus particulièrement dans la région de Lukeino au Kenya, le milieu était de type tropical humide. Orrorin vivant non loin d'un lac ; avec lui, on a retrouvé des paons, des canards et des flamands : or, le paon étant un animal de forête, on en a déduit que la forêt était présente.
Autour d'Orrorin, il y avait des colobes, des singes à longue queue, mais aussi des animaux plus caractéristiques des milieux ouverts comme des rhinocéros blancs, des zèbres et des antilopes. Parmi les prédateurs il y avait aussi le Dinofelis, un type de félin proche du léopard.
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A la recherche de l'ancêtre commun
Le concept de chaînon "manquant" a été forgé il y a un peu plus d’un siècle : on disait alors que l’Homme descendait du singe. Aujourd'hui, on parle plutôt d'ancêtre commun.
Selon Pascal Picq, paléoanthropologue au Collège de France : « L'homme ne descend pas du singe. On sait que l'évolution n'a pas procédé par grades successifs. Les singes ont évolué en même temps que nous. Ils ne sont pas plus, pas moins évolués que nous. Les chimpanzés et les bonobos sont plus proches de nous que les gorilles. En terme de famille, cela veut dire que ce sont nos frères et que les gorilles sont nos cousins. Nous, les chimpanzés, les bonobos et les hommes, avons un dernier ancêtre commun à partir duquel nous nous sommes séparés en Afrique vers 6 ou 7 millions d'années. Si on fait le bilan de ce que l'on a observé depuis 30 ans chez les chimpanzés, on s'aperçoit que tout ce que l'on avait cru voir se manifester en termes d'adaptation uniquement chez les hommes c'est à dire la bipédie, l'outil, la chasse, le partage de la nourriture, la sexualité, les systèmes sociaux, le rire, la conscience, l'empathie, la sympathie, les chimpanzés le font aussi. Donc, soit ils ont tout acquis indépendamment, soit cela vient du dernier ancêtre commun, ce qui est plus plausible. Cela veut dire que déjà dans le monde des forêts, il y a 6 à 7 millions d'années, toutes ces caractéristiques que l'on a cru propres à l'homme existaient et font partie d'un bagage ancestral commun. »
Selon Michel Brunet, Toumaï est le plus vieil hominidé connu à ce jour. Pour autant, l’interprétation de Michel Brunet n’est pas partagée par tous : Toumaï est-il bien un hominidé ? N'est-il pas plutôt un panidé, c'est-à-dire un ancêtre des chimpanzés ? Il est en effet troublant de constater que le crâne de Toumaï présente des caractéristiques propres à la fois aux grands singes et aux hominidés. Michel Brunet rappelle cependant que Toumaï possède des caractères présents exclusivement dans la lignée humaine : « La seule présence de caractères dérivés dans la denture de Toumaï implique son appartenance au rameau humain... »
Martin Pickford, quant à lui, conteste la découverte de Michel Brunet et considère toujours Orrorin comme le premier hominidé bipède. Lui-même est contesté par des chercheurs américains ayant découvert Ardipithecus ramidus Kadabba.
La Révolution Néolithique
J'ai feuilleté un livre particulièrement intéressant sur les peuples du Proche Orient : j'ai pu compléter les connaissances que j'avais sur ce que l'on qualifie de revolution néolithique.
Le livre : Une archéologie des peuples du Proche Orient (tome 1) : des premiers villageois aux peuples des cités Etats (Jean-Louis Huot - ISBN 2-87772-267-8)
J'en livre quelques paragraphes, sur la révolution néolithique : ils sont très intéressants.
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C'est durant la phase du Natoufien que commence l'aventure de la néolithisation, le passage de la prédation chasse et cueillette, à la production de subsistance.

La Phase du Natoufien (12500-9500)
Cette évolution a conduit des modes de vie mobiles aux premiers villages, puis à l'émergence des cités, à l'apparition de l'écriture et à la naissance des Etats.
La présence humaine en Palestine remonte au début du Paléolithique inférieur et les Homo Sapiens archaïques sont attestés à partir de 400000 ans environ.
L'homme moderne (Homo Sapiens Sapiens) issu d'Afrique est connu dès 90000 ans avant notre ère, au Paléolithique moyen, dans les grottes de Qafzeh en Galilée et de Skhul sur le mont Carmel.
Le niveau des réalisations des populations orientales au Paléolithique supérieur est loin d'atteindre celui des populations du Solutréen ou du Magdalénien en Europe. Le site de référence est la grotte de Kébara, au pied du mont Carmel.
Le Kébarien est le nom que l'on donne à l'Epipaléolithique du Levant (entre 20000 et 15000) qui présente une longue séquence du Paléolithique moyen et Paléolithique supérieur, et de l'épipaléolithique jusqu'au Natoufien. L'outillage est constitué de fines lamelles de forme de plus en plus géométrique, d'où le nom de Kébarien géométrique pour cette étape qui se situe entre 15000 et 12500. Cette phase correspond à la fin de la glaciation en Europe.
La fin du Pléistocène, donc des temps paléolithiques, vit l'adoucissement du climat et la diminution des précipitations. Le Proche-Orient jouera alors un rôle de premier plan dans l'évolution des sociétés humaines.
L'époque néolithique
L'époque néolithique n'est pas la seule période révolutionnaire qu'a connue l'humanité : les millénaires antérieurs virent naître le langage, l'outillage, la cuisson des aliments ; les siècles suivants seront marqués par l'apparition de la métallurgie et de l'écriture, ou l'émergence de l'urbanisation.

1) Le "Croissant fertile" est le lieu originel de cette révolution, qui va ensuite gagner de proche en proche les régions périphériques, où l'on assiste au passage de sociétés de chasseurs-cueilleurs mobiles aux sociétés d'agriculteurs sédentaires.
Au sein du Croissant fertile, pour assurer son avenir, l'homme avait commencé à semer pour récolter et apprivoiser les animaux sauvages.
Le Proche Orient présentait un grand avantage : dans ces régions poussaient des céréales sauvages et s'ébattaient en liberté des animaux domesticables (Childe).
2) Les débuts de l'agriculture ne semblaient s'être effectués que dans la zone semi-aride à céréales sauvages qui s'étend sur le piedmont des montagnes qui entourent le désert central, Judée, Djezireh et le piedmont du Zagros.
R. Braidwood proposaient de reconnaître dans cet arc de cercle privilégié une zone originelle où l'environnement fournissait une large gamme d'espèces végétales et animales domesticales.
En arrière de la façade méditerranéenne du Levant, dans ce fameux "Croissant fertile", avaient dû se produire les premières expériences agricoles. Là s'étaient installées, lors du réchauffement climatique, des céréales sauvages (orge, engrain, blé amidonnier, seigle) et les souches sauvages de plusieurs espèces de légumineuses comme les pois et les lentilles. Dans la même zone s'ébattaient des ongulés sauvages, chèvre, mouton et boeuf.
On disposait donc de ressources alimentaires spontanées très variées sur lesquelles la domination de l'homme n'allait pas tarder à s'exercer.
3) J. Perrot peut montrer dès 1961, à Mallaha, que la vie sédentaire n'était pas la conséquence du développement de l'agriculture et de la domestication des animaux. On découvrit l'existence de sites occupés de façon permanente, sédentaire, par des groupes vivait de la pêche, de la chose et de la cueillette.
Les premières maisons natoufiennes de Mallaha datent des environs de 11000, alors que les premières "manipulations" de céréales ne remontent au mieux qu'au début du IXè millénaires et les premières traces de domestication animale à la fin du même millénaire
Les habitants de Mallaha étaient des chasseurs-collecteurs. Ils surent profiter des conditions propices de la région où ils se fixèrent. Vers 11000, le lac, aujourd'hui asséché, les marécages et les montagnes qui l'entourent constituaient en toute saison un inépuisable garde-manger. Pêche, chasse et collecte assuraient l'existence au long de l'année sans trop de fatigue.
4) Les sites natoufiens ont livré un véritable art mobilien en os ou en pierre. On connait des galets plus ou moins anthropomorphes, figurines sommaires non sexuées. Les représentations de petits herbivores, dains ou gazelles chassés en abondance, précises, élégantes et vivantes, témoignent d'un sens de l'observation naturel au sein d'une population de chasseurs.
Mais la nouveauté de la culture natoufienne ne saurait reposer sur ces objets, mais sur le fait qu'elle témoigne pour la première fois en Orient d'un mode de vie sédentaire : la présence de tombes souligne le caractère fixe de ces établissements ; entre les habitations, de grandes fosses ont été interprétées comme des silos à grains ; le problème de la soudure est résolu par le stockage, car les céréales se conservent relativement bien.
Au sein de villages semblables vont se dérouler, durant l'étape suivante, les premiers pas de la domestication : l'agriculture est une invention de villageois sédentaires.
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Après le Natoufien, les préhistoriens distinguent un "Pre-Pottery Neolithic A", suivi d'un "Pre-Pottery Neolithic B", et d'un "Pre-Pottery Neolithic C". Des cultures régionales (Khamien, Sultanien, Mureybetien) traduisent le passage graduel du Natoufien au Pre-Pottery Neolithic A.

1) De 10000 à 9500, le Khiamien (du nom de la terrasse d'el Khiam, sur la rive droite occidentale de la mer Morte, dans le désert de Judée) voit l'apparition d'un outil caractéristique du Néolithique, la pointe de flèche, témoin probable de l'invention de l'arc, que l'on retrouve sur de nombreux sites.
2) Les descendants des Khiamiens vont commencer à poser les jalons, vers 9000, d'une économie fondée sur l'agriculture. La pratique agricole est assurée par la présence de graines de céréales domestiques parmi les vestiges végétaux recueillis.
Un article : Préhistoire de la civilisation orientale (Jean Perrot)
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