L'Apogée de l'Assyrie (III) : Assarhaddon (681-669)
Cet assassinat plongea l'Assyrie dans une guerre de succession très grave. Les meurtriers ne restèrent pas longtemps alliés, et commencèrent à se battre les uns et les autres, ravageant l'Assyrie, provoquant la colère de ses habitants.
Ainsi, lorsque Assarhaddon sortit de sa retraite en 681, il avait avec lui l'appui de la population. Il lui faudra cependant quelques mois pour résoudre le problème, et faire fuir les rebelles en Urartu.
Cette crise marquera profondément son règne, et provoquèrent chez le roi, déjà de nature souffreteux, et facilement influençable, par sa mère notamment, une très grande foi en la divination
Assarhaddon n'en sera pas moins un souverain plus avisé que son père. Profitant du fait qu'aucune révolte ne s'était produite dans son Empire après sa difficile prise de pouvoir, il décida de restaurer la ville bénie des dieux, Babylone. Grâce à cela, il n'eut aucun problème avec les habitants du Sud, qui se montrèrent, de manière très surprenante, de bons et voire même loyaux sujets.
Une domination assyrienne
Mais les rois du Levant n'étaient pas aussi conciliants. Assarhaddon dut intervenir en 676 pour réprimer une révolte phénicienne, et dut y revenir par la suite pour asseoir sa domination, après quoi la région sera un problème moindre.
Au Nord, les tribus Scythes et Cimmériennes, apparues récemment dans la région, s'introduirent sur le territoire dominé par les Assyriens, mais furent vite repoussées. Leur présence fut de plus bénéfique à Assarhaddon, puisqu'ils affaiblirent encore plus l'autre puissance de cette région, l'Urartu.
A l'est, en Iran, les Mèdes et les Mannaï se montraient menaçants. Mais quelques campagnes, et des position raffermies dans le Zagros occidental permirent au souverain assyrien d'éloigner ses nouveaux adversaires, tout en se faisant menaçant pour des Élamites, qui devenaient de plus en plus conciliants. Cependant, la pression des Cimmériens le pousse à se désengager de l'Asie Mineure.
Après avoir renforcé son pouvoir, Assarhaddon se lança en 674 à la conquête d'un pays d'une autre taille que ses autres victimes : l'Égypte, morcelée en plusieurs principautés, dominées par les souverains Kushites de Thèbes. En 671. Il fit traverser le Sinaï à ses troupes, et parvint enfin en Égypte ou il fit tomber Thèbes, et repoussa Taharqa vers le sud. Une fois Assarhaddon retourné dans son pays, le pharaon Taharqa n'eut aucun mal à reprendre le pouvoir
Assarhaddon ne put venir laver cet affront, puisqu'il tomba malade et mourut peu après, en 669, alors qu'il préparait la reconquête de la Basse Égypte.
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