La Troisième Période Intermédiaire
À sa mort, Smendès, un inconnu peut-être apparenté à Hérihor, fonde la XXIe dynastie, qui ne règne que sur la Basse-Égypte

Il installe sa capitale dans le Nord-Est du delta, à Tanis. Le clergé d'Amon continue de régner sur la Thébaïde, dans une vassalité toute théorique à l'égard du pharaon.

Le pays se retrouvera partagé entre cinq personnes prétendant au rang de roi, tandis que, dans les provinces du Nord, une bonne dizaine de grands chefs reconnaissent, au mieux, la suzeraineté sacrale d'un de ces pharaonicules.
Les XXIème Dynastie (1065-945)
La XXIIe dynastie pharaonique est une dynastie d'origine libyenne (berbère) qui gouverna l'Égypte des environs de -945 à -715 en parallèle avec les XXIIIe, XXIVe et XXVe dynasties.
Les Libyens, de la tribu des Ma(chaouach) (ou Ma), sont déjà bien implantés dans le delta lorsque, à la chute de Psousennès II, Sheshonq Ier prend le pouvoir et se fait proclamer pharaon. Les rois de cette dynastie se placeront sous la protection du dieu Amon (visible notamment dans leur titulature avec de nombreux Méry-Amon, « l'aimé d'Amon ») et délégueront une partie de leurs pouvoirs aux Grands prêtres d'Amon à Thèbes. Mais ils font également référence au passé glorieux représenté par Ramsès II, car de nombreux rois portent son nom de couronnement, Ousermaâtrê, « puissante est la justice (Maât) de Rê », à commencer par Sheshonq Ier.
Ces libyens ne perdront jamais totalement leurs mœurs d'origines : ils installent notamment des fiefs, sortes de chefferies, à travers le delta pour les membres de la famille royale. Le delta s'émiette ainsi jusqu'à ce qu'un membre de la famille fonde une dynastie parallèle, la XXIIIe dynastie. Une autre tribu libyenne, les Libous, s'installe dans la frange occidentale du delta à partir du milieu de la dynastie (sous Sheshonq III). Elle est probablement à l'origine de la XXIVe dynastie.
La fondation de la XXIIe dynastie est le point de départ du calendrier berbère, dont le premier jour Yennayer est célébré par les berbérophones en Afrique du Nord.
Le règne de Sheshonq Ier
Sheshonq Ier installe Nimlot Ier, un de ses fils, comme roi de Hérakléopolis afin qu’il contrôle pour lui la Moyenne-Égypte. Il s’entoure de gens lui étant complètement dévoués, qu’il place à des postes stratégiques, renforçant ainsi la puissance royale. La réorganisation du territoire est partagée entre les princes Libyens ; tous les membres de la famille sont placés de ce fait à des postes importants et reçoivent des fiefs, mais cette politique va entraîner l'émiettement du delta dès les années -800.
Son règne apporte aussi un certain renouveau dans la construction de monuments. La déesse Bastet, à qui le roi fait ériger à Thèbes un nouveau grand temple, devient, associée à la déesse Sekhmet, la Grande Déesse nationale. Le culte des idoles prend le pas sur le culte d'Amon.
Sheshonq Ier reprend la politique d’expansion.
Il reconquiert la Palestine, avec ses contingents composés d’Égyptiens, de Libyens et de Nubiens, contre les royaumes d’Israël et Juda.
Il pourchasse les bédouins des lacs amers, s'empare de Gaza, prend et pille Jérusalem (-925) (selon la Bible, pour s'emparer du trésor du roi Salomon). C'est l'un des premiers évènements bibliques historiquement prouvés : Sheshonq Ier a fait graver sa campagne sur les murs du temple d'Amon à Thèbes (Karnak). Il rétablit les relations commerciales avec Byblos. Il laisse une stèle à Megiddo et des statues à Byblos. Il aurait donné asile à Jéroboam Ier (premier roi d'Israël), contraint à l'exil par le fils de Salomon, Roboam (premier roi de Juda de -931 à -911).

Il entreprend un programme de construction ambitieux dans le temple d'Amon-Rê de Karnak où il fait représenter le triomphe de l'Égypte sur les deux royaumes juifs de Juda et d'Israël.
Source : http://fr.wikipedia.org/ - http://www.bubastis.be/histoire/grimal13.html
La XXIIème Dynastie (I) : Le règne de Sheshonq Ier
La XXIIe dynastie pharaonique est une dynastie d'origine libyenne (berbère) qui gouverna l'Égypte des environs de -945 à -715 en parallèle avec les XXIIIe, XXIVe et XXVe dynasties.
Les Libyens, de la tribu des Ma(chaouach) (ou Ma), sont déjà bien implantés dans le delta lorsque, à la chute de Psousennès II, Sheshonq Ier prend le pouvoir et se fait proclamer pharaon. Les rois de cette dynastie se placeront sous la protection du dieu Amon (visible notamment dans leur titulature avec de nombreux Méry-Amon, « l'aimé d'Amon ») et délégueront une partie de leurs pouvoirs aux Grands prêtres d'Amon à Thèbes. Mais ils font également référence au passé glorieux représenté par Ramsès II, car de nombreux rois portent son nom de couronnement, Ousermaâtrê, « puissante est la justice (Maât) de Rê », à commencer par Sheshonq Ier.
Ces libyens ne perdront jamais totalement leurs mœurs d'origines : ils installent notamment des fiefs, sortes de chefferies, à travers le delta pour les membres de la famille royale. Le delta s'émiette ainsi jusqu'à ce qu'un membre de la famille fonde une dynastie parallèle, la XXIIIe dynastie. Une autre tribu libyenne, les Libous, s'installe dans la frange occidentale du delta à partir du milieu de la dynastie (sous Sheshonq III). Elle est probablement à l'origine de la XXIVe dynastie.
La fondation de la XXIIe dynastie est le point de départ du calendrier berbère, dont le premier jour Yennayer est célébré par les berbérophones en Afrique du Nord.
Le règne de Sheshonq Ier
Sheshonq Ier installe Nimlot Ier, un de ses fils, comme roi de Hérakléopolis afin qu’il contrôle pour lui la Moyenne-Égypte. Il s’entoure de gens lui étant complètement dévoués, qu’il place à des postes stratégiques, renforçant ainsi la puissance royale. La réorganisation du territoire est partagée entre les princes Libyens ; tous les membres de la famille sont placés de ce fait à des postes importants et reçoivent des fiefs, mais cette politique va entraîner l'émiettement du delta dès les années -800.
Son règne apporte aussi un certain renouveau dans la construction de monuments. La déesse Bastet, à qui le roi fait ériger à Thèbes un nouveau grand temple, devient, associée à la déesse Sekhmet, la Grande Déesse nationale. Le culte des idoles prend le pas sur le culte d'Amon.
Sheshonq Ier reprend la politique d’expansion.
Il reconquiert la Palestine, avec ses contingents composés d’Égyptiens, de Libyens et de Nubiens, contre les royaumes d’Israël et Juda.
Il pourchasse les bédouins des lacs amers, s'empare de Gaza, prend et pille Jérusalem (-925) (selon la Bible, pour s'emparer du trésor du roi Salomon). C'est l'un des premiers évènements bibliques historiquement prouvés : Sheshonq Ier a fait graver sa campagne sur les murs du temple d'Amon à Thèbes (Karnak). Il rétablit les relations commerciales avec Byblos. Il laisse une stèle à Megiddo et des statues à Byblos. Il aurait donné asile à Jéroboam Ier (premier roi d'Israël), contraint à l'exil par le fils de Salomon, Roboam (premier roi de Juda de -931 à -911).

Il entreprend un programme de construction ambitieux dans le temple d'Amon-Rê de Karnak où il fait représenter le triomphe de l'Égypte sur les deux royaumes juifs de Juda et d'Israël.
Source : http://fr.wikipedia.org/ - http://www.bubastis.be/histoire/grimal13.html
La XXIIème Dynastie (II) : Les successeurs de Sheshonq Ier
Sheshonq Ier a quatre enfants, trois garçons : Osorkon Ier qui lui succède, Ioupout que son père nomme Grand prêtre d’Amon à Thèbes, général en chef des armées et gouverneur de la Haute-Égypte, Nimlot Ier qu'il nomme roi de Hérakléopolis pour contrôler la Moyenne-Égypte, et une fille Tashepenbastet qu’il marie au troisième Prophète d'Amon à Thèbes.
Osorkon Ier (924 - 889), dans les premières années de son règne, poursuit la politique de son père envers les domaines divins, fournissant abondamment les grands clergés du royaume à Memphis, Héliopolis, Hermopolis, Karnak et Bubastis. Il poursuit les travaux commencés par Chéchonq Ier autour d'Hérakléopolis. À Karnak, il remplace dans la charge de Grand Prêtre d'Amon son frère Ioupout par un de ses propres fils, le futur Chéchonq II (890 -889) qu'il prendra comme corégent vers 890 (ce dernier mourant avec lui).
Takélot Ier (fils qu'Osorkon Ier avait eu d'une épouse secondaire) règne de 889 à 874 sans que l'on puisse lui attribuer avec certitude le moindre monument. Son autorité ne semble pas respectée par son frère Iouwelot, qui remplit la charge de Grand Prêtre à Thèbes. Il semble que seule la présence de la garnison militaire installée par Osorkon Ier à proximité de Hérakléopolis empêche Iouwelot d'étendre son autorité plus loin vers le nord.
Petit à petit, l'équilibre relatif instauré par les premiers rois tanites et repris par les bubastides se dégrade comme le montre le règne parallèle des deux petits-fils d'Osorkon Ier, les cousins Osorkon II, fils de Takélot Ier, et Harsiesis, fils de Chéchonq II.
Le Règne d'Osorkon II
Sous le règne d'Osorkon II (874-850), la XXIIe dynastie brille de son dernier éclat. Le roi embellit le temple de Bastet dans sa ville de Bubastis. Il est également présent à Léontopolis, Memphis et Tanis.
Le traité d'alliance avec Byblos est menacé par l’expansion des rois d’Assyrie Assur-Nasirpal II (-884 à -859), et son fils Salmanazar III (-859 à -824) qui étendent leurs frontières du Nord de la Mésopotamie au Moyen Euphrate jusqu'en Syrie, à l'Oronte et la côte d'Amourrou. Les royaumes de Damas et d’Israël s'allient pour protéger la Syrie du Nord des nouveaux envahisseurs.
En -853, Osorkon II envoi un contingent de mille mercenaires égyptiens pour prêter main forte à cette alliance et à Benhadad, roi de Syrie afin d'arrêter la progression assyrienne. Le combat a lieu dans la vallée de l'Oronte près du village de Karkar.
Ceci marque une nouvelle phase de la politique extérieure égyptienne: celle d'un appui aux royaumes de Syro-Palestine. L’Égypte grâce à cette alliance avec les Hébreux et la Syrie, va résister aux soldats Assyriens de Salmanazar III. Les royaumes de Syro-Palestine vont constituer désormais le dernier rempart qui protège l'Égypte de l’invasion Assyrienne.
Face aux Pontifes de Thèbes, qui rejettent sa légitimité, Osorkon II doit démontrer qu’il est le vrai souverain. Mais il édicte un décret par lequel il reconnaît à la ville de Thèbes un statut de principauté autonome et accepte que son cousin Harsiesi Ier succède à son père Sheshonq II dans la charge de Grand prêtre d'Amon. Cette concession, qui instaure un précédent de transmission héréditaire de charges, affaiblit le pouvoir du roi.
Sa décision va condamner l’Égypte à rester scindée en deux et amorce la scission, car en -870, Harsiesi Ier se proclame roi de Thèbes. Dès la génération suivante, les héritiers vont se disputer le pouvoir entre lignées différentes et plusieurs rois vont régner en même temps.
Les Derniers Pharaons de la XXIIeme Dynastie
La succession d'Osorkon II n'est pas facile : le prince héritier Chéchonq meurt avant son père et c'est son frère cadet, Takélot II, qui monte sur le trône de Tanis.
Hedjkhéperrê-Sétepenrê Takélot-Méryamon - La Manifestation de Rê est lumineuse, Élu de Rê - (Takelothis) dirige entre 850 et 825 le pays depuis Tanis. Il hérite du trône partageant le pouvoir avec son demi-frère Nimlot II, Grand Prêtre d'Amon et roi de Thèbes et d’Héracléopolis — bien que le pouvoir de Nimlot II s'étendait bien au delà des cités et fut accru par l'aide de ses fils. La mort de Nimlot II, située vers l'an -845, provoque une lutte pour le pouvoir à Thèbes. Takélot II tente de faire passer son propre fils, Osorkon à la charge de Grand prêtre d'Amon, à la place de l'oncle du jeune homme et l'on voit l’éclatement d’une guerre civile qui marque le début de la dislocation du régime Libyen. Le pharaon réussit à enrayer les émeutes, et le calme revint dans la capitale. Il réunit ainsi sous son autorité Héracléopolis et Thèbes. Les relations entre Thèbes et Tanis, de ce fait, vont être pacifiques durant cette période, mais quatre années plus tard, de nouvelles émeutes ont lieu, remettant en cause le règne même de Takélot II.
Sheshonq III lui succède comme Pharaon de la XXIIe dynastie, puis ne devient plus que roi de Tanis de -818 à -773 (La scission vient de la famille royale elle-même : l'an 8, le prince Pétoubastis Ier - de 818 à 793 - se proclame roi et fonde la XXIIIe dynastie à Léonpolis). Afin d'éviter les erreurs de ses prédécesseurs, Sheshonq III laisse les Thébains choisir leur grand prêtre dont la charge est attribuée à Harsiesi II. Son règne est marqué par l’accroissement de l’anarchie. Il est accusé par les Thébains d'avoir usurpé le pouvoir qui devait revenir au Prince Osorkon, qui était en charge de la Haute-Égypte. Les grandes villes du delta passent aux mains de grands chefs autonomes et en l'an VIII de son règne l'unité de l'Égypte vole en éclat. Un de ces grands chefs, de la famille royale, se déclare roi sous le nom de Pétoubastis Ier, et fonde une dynastie rivale établie à Léontopolis la XXIIIe dynastie.
Pimay lui succède, mais ne règne que sur la Basse-Égypte. Si certaines cités du delta montraient des signes de plus en plus marqués d'autonomie, les dynastes de Tanis gardaient le contrôle des institutions de l'état voire le contrôle du pays jusqu'à Memphis. A la suite de son court règne de six années, la situation se détériorera davantage, l'anarchie s'étant véritablement installée en Basse-Égypte laissant présager les évènements majeurs qui se dérouleront quelques décennies plus tard et trouveront leur fin avec l'invasion Kouchite.
Sheshonq V règne entre 767 et 730. Sous ce règne, le pouvoir royal continue de s'effondrer. Le roi ne contrôle plus que le nord du pays. En 747 trois nouveaux royaumes en plus de Léontopolis se forment : Héracléopolis, Hermopolis et Lycopolis (Assiout). Les Nubiens continuent leur progression et occupent Thèbes.
Son fils Osorkon IV, dernier représentant de la XXIIe dynastie ne gouvernera plus que Tanis et Bubastis.
L'Anarchie Libyenne
Le règne d'Osorkon IV tombe dans une période où l’Égypte est dirigée simultanément par quatre dynasties.
La XXIIe dynastie : Osorkon IV règne de 730 à 715, roi de Tanis, est retranché dans le nord-est du delta. Il est l'un des derniers rois chéchanquides.
La XXIIIe dynastie : Le prince Pétoubastis Ier s'était proclamé roi en l'an 8 du règne de Chéchonq III et avant fondé une nouvelle dynastie à Léontopolis. En Moyenne-Égypte, Roudamon règne de 757 à 754, succède à son frère Takélot III en 757 pour un règne tout aussi bref et donne sa fille en mariage à un nommé Peftjaouaouibastet. Son fils Ioupout II n'a plus de pouvoir qu'à Léontopolis et à Thèbes.
La XXIVe dynastie : A Saïs, vers 767, s'était constitué une chefferie Mâ, dirigée par un Osorkon, qui avait étendu son pouvoir vers l'ouest au détriment des chefs libyens, vers le nord en absorbant Bouto et vers le sud en direction de Memphis. Vers 730, Saïs est gouvernée par Tefnakht qui s'est proclamé "Grand Chef des Libou et Grand Prince de l'Ouest" et dont l'autorité couvre tout l'ouest et la moitié du Delta central. Peftjaouaouibastet adopte également à Hérakléopolis la titulature royale, tout comme son collègue d'Hermopolis, Nimlot.
La XXVe dynastie : la dynastie kouchite est quant à elle représentée par Piânkhy et Chabaka.
Au bout du compte, le pays se retrouve partagé entre cinq personnes prétendant au rang de roi, tandis que, dans les provinces du Nord, une bonne dizaine de grands chefs reconnaissent, au mieux, la suzeraineté sacrale d'un de ces pharaonicules.

La conquête de l'éthiopien Piânkhy va mettre fin à l'une des périodes les plus confuses de l'histoire égyptienne.
Source : http://fr.wikipedia.org/ - http://www.bubastis.be/histoire/grimal13.html
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