Igor Brevnjovski : Chronique d'un homme en exil

L'Ancien Empire

L'Ancien Empire était considéré par les Égyptiens antiques eux-mêmes, au cours des périodes plus tardives, comme l'âge d'or de leur civilisation. Il s'agit en effet de la plus longue période de stabilité politique que l'Égypte ancienne ait connue.

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Note : L'Ancien Empire couvre une période de cinq siècles (d'environ -2700 à -2200) et se compose de quatre dynasties. Memphis, capitale du royaume, remplace Abydos et exerce un pouvoir fort et centralisé sur les nomes ou provinces dirigées par des nomarques contrôlés par le pharaon. La centralisation de l'État amorcée sous les dynasties thinites et la prospérité qui, progressivement, en découle, va permettre des développements artistiques et architecturaux impressionnants. Ainsi sont posés les grands thèmes de la littérature classique égyptienne, les canons artistiques en matière de peinture et de sculpture, mais aussi le perfectionnement du système administratif qui perdurera près de trois millénaires.


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C'est à cette époque que sont construites les premières pyramides : la pyramide à degrés de Saqqarah (Djéser), et plus tard les trois pyramides monumentales du plateau de Gizeh (celles de Khéops, Khéphren et Mykérinos).

La capitale se situe à Memphis, à la pointe Sud du Delta. Les dieux principaux sont Ptah, patron des artisans, créateur de l'Univers, et le dieu soleil .

Posté par Silverside le 18.03.08 à 21:26 - Commentaires (0) - L'Ancien Empire

La Troisième Dynastie (~2700 - ~2600)

La IIIe dynastie voit s’accentuer les progrès de la civilisation pharaonique. On assiste à un renforcement du pouvoir royal.

  1. Le titre de l’or, ou Nom d'Horus d'or, traduit peut-être une solarisation de la théorie royale.

  2. La réflexion sur la nature divine du roi s’exprime aussi dans l’affirmation d’une destinée funéraire radicalement différente de celle des autres hommes par la spécificité de la forme de sa tombe, la pyramide.

  3. Enfin la théorie royale fonde une série de rites royaux.

Le roi est aussi le garant de l’ordre du monde et doit en conséquence organiser un culte aux dieux (fonder des sanctuaires, veiller à leur fonctionnement, les entretenir), assurer prospérité, justice et protection pour le double pays, étendre au plus loin « l’ordre à la place du chaos ».

Cela fonde l’autorité d’une administration qui n’agit « qu’au nom du roi » dans toutes ses tâches et à tous les échelons. Le corps social n’est organisé qu’en fonction de l’institution royale.


Le règne de Djeser

Le règne de Djeser inaugure une période de grand essor et l'apparition d'une architecture de pierre ambitieuse illustrée par l'imposant complexe de la pyramide à degrés de Saqqarah : ce pharaon, habile et intelligent, va jouer un rôle important dans la place prise par le spirituel dans l'Egypte ancienne.

  1. Rompant avec les traditions de ses prédécesseurs il abandonne son mastaba funéraire en construction près d'Abydos et fait construire la première pyramide, véritable complexe architectural entouré de murailles dont l'escalier doit permettre de conduire l'âme du roi au ciel pour se transformer en lumière.

  2. Représentant de dieu sur terre, il indique aux hommes chemin qui conduit à la vie éternelle par une renaissance après la mort.

Les bases de la civilisation et le contexte politique vont permettre l'émergence d'un empire qui sera constitué progressivement à partir de cette période.

La dynastie ne marque pas une rupture avec les précédentes. Elle cristallise la mise en culture de terres fertiles, l'instauration d'une religion, l'existence d'une langue unique et d'une écriture ainsi que la consolidation des frontières (Le roi Djeser mènera plusieurs campagnes contre les Asiatiques - syriens, phéniciens et cananéens de l'époque - ainsi que contre les nomades du Sinaï) d'un territoire étendu et plus ou moins unifié pour donner naissance à une civilisation unique en son genre.

Les pharaons de cette dynastie sont : Sanakht (Toureis), Djeser (Nécheréphés), Sekhemhet (Mésochris), Khaba (Souphis), Néferka (Achès), Hou (Kerphérès)


Imhotep : la Première Pyramide

L'architecte, sage et écrivain Imhotep figure parmi l'un des premiers grands noms de l'histoire de l'humanité.

Imhotep, dont le nom signifie « celui qui vient en paix vécut entre 2800 et 2700 avant notre ère et fut vizir et architecte du roi Djoser : on le dit également médecin et philosophe. Son œuvre architecturale la plus connue est sans conteste le complexe funéraire qu’il édifia à Saqqarah (près du Caire) pour Djoser et plus particulièrement la première pyramide à degrés.

Imhotep a apporté à l’Égypte un certain nombre d’innovations :

  1. Il généralise l’utilisation de la pierre comme matériaux de construction des temples et tombeaux funéraires alors qu’ils étaient faits autrefois de briques de terre cuite.

  2. Il innove architecturalement avec l’invention de la pyramide à degrés comme tombeau (« demeure d’éternité ») du roi.

  3. Il réforme (semble-t-il sans heurt) la religion égyptienne et introduit le mythe osirien.

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Pyramide de Saqqarah

Sur le socle d’une statue du roi Djoser, il est présenté comme « Le chancelier du roi de Basse-Égypte, le premier après le roi de Haute-Égypte, administrateur du grand palais, noble héréditaire, grand prêtre d’Héliopolis, Imhotep, le constructeur, le sculpteur. ».

Personnage historique de la IIIe dynastie, il sera ensuite associé à Thot dieu de la connaissance et de l’écriture. Il sera divinisé à la Basse époque comme fils du dieu Ptah. À Philae, par exemple, un temple lui sera consacré près de celui de la déesse Isis.

Source :
- http://www.insecula.com/musee/M0135.html
- http://www.histoiredumonde.net/article.php3?id_article=1007

Posté par Silverside le 18.03.08 à 21:30 - Commentaires (0) - L'Ancien Empire

La Quatrième Dynastie (~2600 - ~2500)

On devine à la perfection de la sculpture et des monuments funéraires combien la IVe dynastie apporta de nouveauté et de goût du travail bien fait aux réalisations antérieures.

Le plan des temples de la vallée et surtout de la pyramide elle-même se diversifie et se complique, traduisant une élaboration théologique plus poussée et une puissance sociale plus considérable qu’auparavant. Les titres, plus abondants, permettent d’imaginer une plus grande spécialisation des fonctionnaires.

Un vizir seconde le roi dans la direction des affaires. Une administration très bureaucratique et très hiérarchisée permet la concentration des ressources entre les mains du pharaon et multiplie ainsi son pouvoir.


L'Organisation de la Société

La vie sociale se structure autour du roi-dieu. Au sommet, des sujets ou « serviteurs », les plus proches du souverain : la reine, la famille royale et les courtisans.

  1. Un vizir (tjaty), nommé par le roi, prend la responsabilité de l'administration centrale, assisté de « directeurs de missions » qui assurent la liaison avec l'administration provinciale. Chef de la justice, il préside la « maison des champs » (agriculture) et la « maison blanche » (trésor). Il dirige les archives royales, contrôle la police, les travaux publics, les transports fluviaux. En tant que juge suprême, il doit mettre en pratique la Maât (déesse de la Vérité et de la Justice, fille de Rê, principe de l'ordre universel établit par le démiurge), dont il porte l'effigie autour du cou.

  2. Les scribes, agents de l’autorité royale, sont un groupe hiérarchisé et divers, du simple contrôleur aux champs jusqu’au haut fonctionnaire de l’administration centrale. Le sommet de la hiérarchie est surtout occupé, sous les premières dynasties, par les membres de la famille royale. Mais de grandes carrières peuvent être ouvertes par compétences reconnues. Le fils est apte à succéder au père, qui souvent assure sa formation avant que le jeune ne rejoigne une école du palais (hérédité des charges accordée et enregistrée par acte royal). Le milieu de la cour est ouvert aux scribes à partir d’un certain échelon de responsabilité attesté par des titres honorifiques.

  3. Aux hautes époques, les artisans, les « créateurs d’images », travaillant des matières premières qui étaient monopoles royaux, ont dû être un groupe relativement favorisés, très lié au milieu des scribes. Avec eux, ils participent selon des schémas imposés à l’expression de l’idéologie royale.

  4. De l’essentiel de la population, les paysans producteurs, nous ne savons que peu de choses, avant qu’ils n’apparaissent sur les décors des tombes. L’inscription de Meten (vers –2600) montre qu’ils étaient considérés comme un des éléments attachés à l’unité de production, avec la terre, les outils, le bétail.

A côté du gouvernement, l’administration locale repose sur le découpage du pays en nomes dont l’administrateur est avant tout chargé de l’entretien de l’irrigation et de la conservation des domaines.


Des bâtisseurs de pyramide

La quatrième dynastie est celle des bâtisseurs des pyramides.

  1. Snéfrou, premier roi de cette lignée, crée la charge de vizir chargé d'administrer au nom du roi. Il fait établir le recensement du bétail et organise plusieurs expéditions en direction du Sinaï, des carrières de Nubie qu'il fera exploiter plus efficacement, du Liban pour rapporter du cèdre et du sapin destinés au bois de charpente ainsi que de la Libye. Il achèvera la pyramide d'Houni, à Meïdoum, et fera construire la pyramide rhomboïdale et la pyramide rouge de Dahshour. La construction de l'immense pyramide de Gizeh, aux parois lisses, durera trente années.

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    La grande pyramide de Gizeh

  2. Le règne de Chéops, en égyptien Khoufou, abréviation de Khnoum-koue-foui (Khnoum me protège) est peu connu. La tradition littéraire de la première Période Intermédiaire ne lui accorde pas une bonne réputation. Il donnera naissance à deux fils, Djedefrê (Didoufri) qui lui succède et Kaouâb, le prince héritier qui disparaîtra avant son frère et n'accèdera pas au trône.

  3. Djedef-Rê (Didoufri), l'un des fils de Chéops, aurait pris le pouvoir en tuant son frère, avant d'être lui-même assassiné par Chéphren. Il est le premier à porter dans sa titulature le nom de "fils de Rê" et quitte Gizeh pour se faire enterrer à Abou Roach.

  4. Khéphren est associé à l’une des trois pyramides de Gizeh (sa pyramide est presque aussi monumentale que celle bâtie par Cheops). Il parvint au pouvoir juste après son demi-frère Djédefrê qui a eu un règne très court (quelques années). C’est donc à Khéphren de poursuivre la lignée du grand pharaon Khéops. Il est aussi connu pour avoir renforcé le culte d’Atoum en lui construisant de nombreux temples à travers l’Egypte. Mais sa réalisation la plus importante restera le grand Sphinx de Gizeh.

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    Le grand Sphinx de Gizeh

  6. Menkaou-Rê (Mykérinos) : on ne sait quasiment rien de son règne à l’exception de quelques récits rapportés par des observateurs étrangers tel Hérodote. D’après ce dernier, Mykérinos fut un pharaon très soucieux du bien-être de son peuple. Son nom est associé à l’une de trois pyramides de Gizeh.

  7. Chepseskaf est le dernier roi de la lignée, qui achèvera le complexe funéraire de son père, Mykérinos, mais se fera enterrer à Saqqarah.

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La Pyramide de Mykérinos

Source :
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Ancien_Empire_%C3%A9gyptien
- http://www.egyptos.net/egyptos/pharaon/

Posté par Silverside le 18.03.08 à 21:42 - Commentaires (0) - L'Ancien Empire

La Cinquième Dynastie (~2500 - ~2350)

A la Ve dynastie, le roi devient «Fils de Rê». Il n’a plus seulement le pouvoir d’un dieu céleste, Horus; c’est aussi bien de jure que de facto le lieutenant terrestre de son père, le dieu-soleil Rê, primordial et créateur. Son pouvoir normal n’est donc pas seulement social, mais aussi, ce qui est le plus surprenant pour nous, cosmique.

Il est garant de l’inondation, du rendement des champs comme de la vie même de tout le peuple, de sa fécondité et de sa santé. Le couronnement royal manifeste ces qualités pour le roi, et le hebsed, ou jubilé trentenaire, renouvelle une ou plusieurs fois sa puissance personnelle dont dépend le sort du pays entier.


Les Pharaons de la Ve Dynastie

Des expéditions sont entreprises au Sinaï pour en rapporter du cuivre et de la turquoise. Les Libyens, remuants et hostiles, furent, à plusieurs reprises, contenus par des raids exécutés à l’ouest vers leurs territoires. Les campagnes contre les Soudanais rapportèrent maintes fois un gros butin en hommes, en bétail et en richesse mobilière.

  1. Ouserkaf (Ousercherès), neveu de Mykérinos, fait construire un temple consacré à Atoum-Rê à Saqqarah. Il disposait d'une large rampe partant du sanctuaire d'accueil jusqu'à la grande cour centrale dans laquelle se trouvait l'autel des sacrifices et un grand obélisque. Niouser-Rê Ini, sixième pharaon de la cinquième dynastie de Memphis, mettra un terme à la série des six temples solaires dont cinq furent érigés à Abousir et recommencera à construire des pyramides à Saqqarah.

  2. Sahou-Rê (Sephrès). La Vème dynastie conduit les armées royales à l'extérieur des frontières du pays, vers le Nord et vers le Sud. Les reliefs du temple funéraire du successeur d'Ouserkaf, Sahourê, montrent des représentations de pays vaincus et le retour d'une expédition maritime, probablement à Byblos avec des prolongements dans l'arrière-pays syrien. On lui prête également une campagne contre les Libyens. Sahou-Rê creusera le canal qui relie la Mer Rouge à la Méditerranée. Il conduira la première expédition en direction du pays de Pount à la tête d'une armée puissante.

  3. Le règne des successeurs immédiats de Sahou-Rê, Neferirka-Rê-Kakaï (Népherchérès), Shepseska-Rê (Sisirès), Néferef-Rê (Chérès) est peu connu. Niouser-Rê Ini (Rathourès) laissera derrière lui le temple funéraire édifié à Abou Gourob, retrouvé en bon état et donnant une idée de ce que devait être son modèle héliopolitain.

  4. Menkaouhor (Mencherès) : les fonctionnaires provinciaux et ceux de la Cour ne sont plus nécessairement choisis parmi les membres de la famille royale sous le règne de Menkaouhor. Ils acquièrent progressivement une certaine indépendance qui minera progressivement l'autorité centrale.

  5. Djedka-Rê Isesi (Tancherès) prend ses distances avec le dogme héliopolitain. Il ne construit pas de temple solaire et se fait enterrer à au sud de Saqqarah, à proximité de Memphis. Ses campagnes militaires le conduiront en direction des mines du Sinaï, d'Abou Simbel, de Byblos et du pays de Pount. L'administration du royaume, aux mains de hauts fonctionnaires qui ne sont plus dirigés, manque sérieusement d'efficacité. Les vizirs de l'époque, dont le plus célèbre, Ptahotep, connu par son Enseignement, ont laissé de riches tombeaux.

  6. Ounas (Ounos), neuvième et dernier pharaon de la Vème dynastie, construira une pyramide sur la base des écrits intitulés "La Sagesse du préfet Ptahotep" qui constitue la version la plus ancienne de l'actuelle version des "Textes des Pyramides". Il s'agit d'un recueil de conseils d'un homme âgé concernant l'honnêteté, la justice, l'obéissance aux lois, l'amour entre époux, le respect dû au prochain.

"Ah ! Osiris, c'est à toi en moi la destruction des résistances qui me retiennent. Ta majesté me dit : Instruis-le dans la parole du passé, car elle est la nourriture des enfants et des hommes. Celui qui la comprendra, marchera dans la satisfaction du coeur ..."

Source : http://www.insecula.com/

Posté par Silverside le 18.03.08 à 21:46 - Commentaires (0) - L'Ancien Empire

La Sixième Dynastie (~2350 - ~2200)

Ce puissant empire centralisé s'effondre. À la Ve dynastie, on a pourtant l’impression d’un équilibre : sans doute, déjà les grands du royaume ont pris une importance considérable, mais jamais ils ne paraissent disposer de moyens comparables à ceux de leur souverain.

  1. Au contraire, on est frappé, dès le début de la VIe dynastie, de voir un vizir comme Mererouka se faire construire, près de la pyramide de son maître, le roi Téti, un mastaba énorme. Alors que celui de Ti, sous la dynastie précédente, possédait deux chambres, un corridor et une grande cour, celui de Mererouka comprend vingt et une chambres, sans compter celles des deux membres de sa famille, logés dans le même ensemble. Le pouvoir du roi diminue tandis que celui des grands ou des administrateurs provinciaux augmente.

  2. Ajoutons à cela une politique d’alliances matrimoniales du roi avec ses grands vassaux: Pépi Ier épouse deux filles d’un noble du nome thinite. Plus encore, il donne une de ses filles en mariage à un beau-frère, de sorte que le sang divin du roi peut fournir un prétexte à une sorte d’indépendance du nome. Une véritable féodalité se développe, dont la puissance s’accroît du fait de la faiblesse du pouvoir royal.

On ignore comment la monarchie memphite s’est effondrée; il est probable que ce fut sous le choc d’une invasion étrangère. À l’est du Delta, les nomades ne cessaient de s’approcher des terres cultivées pour y abreuver leurs troupeaux. Ils regardaient les riches campagnes avec convoitise et, seule, une organisation bien conçue pouvait les empêcher de s’introduire en Égypte et de s’y installer, car ils étaient insaisissables, se déplaçant sans cesse et n’exposant aux coups des sédentaires que des fractions minimes de leurs tribus.

La décomposition du pouvoir central et, sans doute aussi, l’incapacité des nomarques locaux expliquent leur pénétration dans l’intérieur du pays. Probablement, d’ailleurs, les féodaux livrés à eux-mêmes finirent-ils par négliger l’intérêt général. Leur égoïsme engendra une révolution au cours de laquelle les titres de propriété furent abolis, les lois divulguées et foulées aux pieds et les grands réduits à la misère. Le palais royal fut violé et le souverain divin, lui même, avili.

Cette catastrophe sociale eut un résultat positif et durable: l’accession du peuple aux rites funéraires. Seul le roi possédait de plein droit l’immortalité, parce qu’il était dieu. Il pouvait la communiquer à qui il voulait pour se donner dans l’au-delà une cour et des serviteurs. Il possédait des recueils liturgiques qui assuraient son existence impérissable, les Textes des pyramides. Or, après la révolution, les simples particuliers s’approprièrent des rituels similaires qui sont à l’origine des Textes des sarcophages, que l’on inscrira sur les parois des cercueils au Moyen Empire. Les Égyptiens attachaient donc au moins autant d’importance à assurer la pérennité de leur vie d’outre-tombe qu’à acquérir des biens immédiatement utilisables.


Les Nomes

Les Nomes (du grec ?????, nomoi, qui signifie district, en démotique : sepat) sont les divisions territoriales qui permettaient de découper l'Égypte en provinces. La première division territoriale était la limite qui séparait le nord du sud, la Haute et la Basse-Égypte. Les nomes, au nombre de trente-huit à quarante-deux (selon les époques) avaient leur capitale et leur propre emblème. Aux époques ptolémaïque et romaine, les nomes devinrent des régions administratives.

Les nomes étaient administrés au nom de pharaon par des gouverneurs appelés les Nomarques.

La division de l'Égypte en nomes semble remonter à la période prédynastique, vers le XXXIIe siècle av. J.-C.. Ces nomes, à l'origine des cité-états autonomes, se sont unifiées, unification achevée par Ménès.

  1. La Basse-Égypte comptait 20 nomes, centralisés par la capitale de l'Ancien Empire, Memphis. La numération suit l'écoulement du nil, les nomes de l'est ayant les nombres les plus grands.

  2. La Haute-Égypte était divisée en 22 nomes. De même, la numération suit l'écoulement du Nil.

La plupart des pharaons d'Égypte ont régné sur 42 nomes.

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Nomes de Basse-Égypte et de Haute-Égypte

A la tête de chaque nome, on trouvait un nomarque. Cette position était normalement héréditaire, mais le Pharaon pouvait ordonner la personne qu'il souhaitait à cette place.

Généralement, quand le gouvernement national était puissant, c'est le Pharaon qui choisissait les différents nomarques. Dans les autres cas, par exemple lors d'invasions ou de guerres civiles, les nomes s'organisaient eux-mêmes, faisant succéder les fils à leurs pères.


Les Pharaons de la VIe Dynastie

La sixième dynastie débute dans un climat d'insurrection.

  1. Téti (Othoès), monte sur le trône et, afin de légitimer son pouvoir, épouse une fille d'Ounas qui lui donnera Pépi Ier. Il engage des mercenaires nubiens pour mâter la révolte dans plusieurs nomes et pour rétablir son autorité. Il confie à son architecte Mineptah-Ank-Mériré la mission de construire un double palais royal et une petite pyramide pour son tombeau de 80 mètres de côté et de 45 mètres de hauteur. Le pharaon saura s'entourer de premiers vizirs compétents, notamment Kagemmi et Méri qui rétabliront l'ordre et le pouvoir sur les nomes rebelles.

  2. Ouserka-Rê aurait peut-être pris le pouvoir dans la violence : le fait d'être un roi à part entière sont confirmés par le Canon de Turin et la Table d'Abydos.

  3. Pépi Ier (Phios Ier) : ses 35 années de règne de Pépi Ier connaîtront plusieurs soulèvements de nomarques qui feront alliance dans les petites provinces pour s'opposer au pouvoir du pharaon. Les victoires remportées par le vizir Ouni dans le Sinaï et en pays de Canaan ne suffiront pas à rétablir l'autorité du roi qui assistera impuissant à la montée du courant séparatiste qui marquera l'avènement de la VIIème dynastie. Il mènera une politique de grands travaux dans les principaux sanctuaires de Haute-Egypte à Dendera, Abydos, Eléphantine et à Hiérakonpolis.

  4. Méren-Rê (Methousophis) lui succède pour un règne de sept années.

  5. Néferka-Rê Pépi II (Phios II) succède au court règne de son frère Méren-Rê Ier, va régner 64 années sur l'Egypte. Il n'a que 10 ans lorsqu'il accède au trône. Son règne sera marqué par l'affaiblissement progressif du pouvoir central rongé par les velléités d‘indépendance des nomes et la conspiration des princes. Plus grave, la charge de vizir est dédoublée sous Pépi II de façon à coiffer séparément la Haute et la Basse-Egypte.

  6. La liste royale d'Abydos mentionne un Mérenrê II qui n'aurait régné qu'un an et serait l'époux de Nitocris qui, selon, Manéthon, fut la dernière reine de la VIe dynastie.

L'Egypte tombe dans l'anarchie après sa mort qui marque la fin de l'Ancien Empire.

Source :
- http://www.egyptos.net/egyptos/histoire/ancienempire.php
- http://fr.wikipedia.org/wiki/
- http://www.insecula.com/

Posté par Silverside le 18.03.08 à 21:50 - Commentaires (0) - L'Ancien Empire

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