Igor Brevnjovski : Chronique d'un homme en exil

Le Nouvel Empire

Le Nouvel Empire est la période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne.

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Note : le bilan de la civilisation égyptienne est extraordinaire : l’art, qui veut exprimer l’éternel et le mystère même du monde et de Dieu dans l’architecture, la finesse des sentiments et des idées dans la sculpture et la peinture, nous émeut et nous charme encore.

L’histoire de la XVIIIe dynastie, durant deux siècles, n’est que celle d’une série de triomphes, aboutissant à l’apogée de la puissance et de la civilisation égyptiennes .

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C'est de cette époque que nous viennent les plus beaux témoignages architecturaux (temple de Louxor, tombe de Séthi Ier, Ramesséum, Abou Simbel, etc.) : c'est pour nous la période la plus connue de l'histoire égyptienne : expansion territoriale, et surtout beaucoup de personnalités connues.

Posté par Silverside le 18.03.08 à 23:26 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XVIIIe Dynastie (~1550 - ~1320)

La reconquête du pays est suivie de sa réorganisation. Il semblerait que les structures administratives aient continué à fonctionner dans les cadres établis au Moyen Empire et que l'organisation des Hyksôs, au vu de la prospérité du pays à leur époque, devait être efficace. Il a donc suffit de reprendre les cadres existant.

Libérée et réunifiée, l'Egypte part à la conquête des pays ennemis qui l'entourent afin de couper court à tout risque de menaces extérieures.

  1. Les campagnes d'expansion et d'appropriation vont assurer plusieurs décennies de prospérité.

  2. L'ouverture sur le Proche-Orient entraîne la reprise de l'importation de matières premières, notamment l'argent et l'or d'Asie et de Nubie, le lapis-lazuli d'Asie centrale, la turquoise du Sinaï.

  3. Des alliances avec des souverains vassaux permettent d'étendre l'influence du Nouvel Empire jusqu'aux rives de l'Euphrate.

Thèbes, ville dans laquelle se déversent les butins rapportés et le produits des nombreux échanges commerciaux, accumule les richesses. Memphis en profite également. Les temples, monuments et statues colossales sortent de terre. L'élévation du niveau de vie entraîne le recrutement de mercenaires étrangers qui viennent renforcer l'armée égyptienne et participent à la colonisation des terres conquises. Le clergé d'Amon, le dieu thébain, devient une puissance à part entière qui étend son pouvoir à l'administration de la ville.


Sur la Chronologie des Règnes des Pharaons

Je ne dirais pas qu'il existe autant de datation qu'il existe d'archéologue, mais presque. Sur cette partie du Nouvel Empire, j'ai choisis de reporter les dates de règnes d'archéologue que je présente ci-dessous :

  1. Dieter Arnold est un égyptologue et archéologue allemand. Il travaille pour le DAIK (Deutsches Archäologisches Institut) du Caire à Daschour, sur le Site de Deir el-Bahari et à Al-Tarif.

  2. Dr. Aidon Mark Dodson (né à Londres en 1962), est un égyptologue britannique qui travaille au département d'archéologie et d'anthropologie de l'Université de Bristol, particulièrement sur le référencement des tombes de l'Égypte antique. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages sur l'égyptologie.

  3. Kenneth Anderson Kitchen (né en 1932) est un égyptologue anglais. C'est un spécialiste de l'histoire biblique et de la IIIe période intermédiaire, période sur laquelle il a écrit plus de 250 ouvrages et articles.

  4. Dr. Ian Shaw est un égyptologue qui enseigne l'archéologie de l'Égypte antique à l'Université de Liverpool. Il a surtout travaillé à Tell el-Amarna, mais récemment, il a participé à plusieurs fouilles sur des sites de différentes époques de l'Égypte antique.

  5. Nicolas Reeves est un archéologue-égyptologue anglais. Il travaille au département des antiquités égyptiennes du British Museum et exerce les fonctions de consultant en égyptologie auprès du musée Freud de Londres, du Myers museum du collège d'Eaton, et de l'actuel comte de Carnavon en son château de Highclere.

Manifestement, il s'agit de chercheur allemands et anglais. J'aurais pu choisir Nicolas Grimal, égyptologue français, professeur d'égyptologie à l'Université de Paris-Sorbonne, ancien directeur de l'Institut français d'archéologie orientale au Caire et directeur scientifique du Centre franco-égyptien d'étude des temples de Karnak depuis 1990 : d'autant plus que son livre a servi de support à nombreux posts produits sur ce sujet !

Posté par Silverside le 18.03.08 à 23:28 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XVIIIe Dynastie (I) : Reconquête et Réorganisation

La reconquête est l'oeuvre de Nebpehti-Rê Ahmès.


Nebpehti-Rê Ahmès (1549-1524)

Nebpehti-Rê Ahmès (Ahmôsis) règne de 1549 à 1524 : sa reconquête s'échelonne sur plusieurs années dans le Delta, conduisant successivement à la prise de Memphis puis d'Avaris. La domination hyksôs ne sera réellement anéantie que lorsque les troupes égyptiennes s'empareront de la place forte de Charouhen, base arrière des Hyksôs dans le Sud-Ouest palestinien. Le Nord du pays libéré, Ahmosis part à la conquête de la Nubie afin d'achever l'oeuvre de réunification du pays. Il laissera à son fils Aménophis Ier, à l'issue d'un règne de 25 années, un pays libéré ayant retrouvé les frontières qui étaient les siennes à la fin du Moyen Empire.

À la mort d'Ahmôsis, son épouse Ahmès-Néfertary assure la régence pour son fils, Amenhotep Ier, trop jeune pour régner.


Djeserka-Rê Amenhotep (1524-1504)

Djeserka-Rê Amenhotep (Aménophis Ier) règne de 1524 à 1504 : son règne sera épargné de conflits militaires, même si Mitanni commence à contester la présence égyptienne à proximité de l'Euphrate. L ‘Egypte connaît une période prospère même si cette période ne laisse derrière elle que peu de monuments. Le souverain est le premier à séparer sa sépulture du temple funéraire. Cette initiative sera reprise par ses successeurs qui construiront sur la rive occidentale de Thèbes leur "Demeure des Millions d'Années". Son successeur Thoutmosis Ier inaugurera la nécropole de la Vallée des Rois. Aménophis Ier disparaîtra sans laisser d'héritier direct.


Aakhéperka-Rê Thoutmès (1504-1492)

Aakhéperka-Rê Thoutmès (Thoutmosis Ier) qui règne de 1504 à 1492, hérite du trône, peut-être par son mariage avec la princesse héréditaire Ahmès. Il mène une campagne dans le Sud et terrasse une révolte nubienne en l'an 2 de son règne. La Nubie est divisée en cinq principautés dont le gouvernement est confié à des nubiens soumis. Il fait campagne dans le pays de Kouch, au-delà de la quatrième cataracte qui constituait la frontière du pays. De retour, il fait dégager le canal Sehel.

Ses campagnes militaires dans le Nord du pays le conduisent en Syrie, dans le Retenou, et en pays de Canaan. Il poursuit jusqu'à la rive Ouest de l'Euphrate dans le pays de Naharina. Il fera creuser sa tombe dans la Vallée des Rois. Elle porte aujourd'hui le numéro 38. Sa momie sera découverte dans la cachette de Deir el-Bahari.

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Obélisques de Thoutmosis Ier, Temple de Karnak

Thoutmosis Ier compte parmi les pharaons qui ont entrepris de nombreux travaux d'agrandissement et d'embellissement à Karnak. Le temple primitif sera entouré d'un péristyle dans lequel il déposera des statues du roi représenté en Osiris. Les 4ème et 5ème pylônes sont également contemporains de sa période de règne ainsi que les deux obélisques de granit rose devant le 4ème pylône.

Source :
- http://www.insecula.com/
- http://fr.wikipedia.org
- http://www.bubastis.be/histoire/grimal09.html

Posté par Silverside le 18.03.08 à 23:32 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XVIIIe Dynastie (II) : La Vallée des Rois

Située dans un lieu désertique sur la rive occidentale du Nil, à 3 kilomètres de la ville de Thèbes (Louxor), cette vallée est un grand canyon dépourvu de toute végétation. Le mont al-Qurn (la corne), d'une hauteur de 500 mètres, domine le paysage en arrière plan.

Elle est connue pour abriter les tombes de nombreux pharaons du Nouvel Empire. La plus ancienne tombe connue sur le site est celle de Thoutmôsis Ier et, à partir de Thoutmôsis III, à l'exception d'Akhénaton, tous les pharaons des XVIIIe, XIXe et XXe dynasties y seront enterrés. La dernière tombe connue étant celle de Ramsès XI (tombe KV4). La vallée des Rois abrite également les tombeaux de certaines épouses et enfants de pharaons, ainsi que celles de nobles dont les pharaons ont voulu récompenser la valeur. C'est à partir de la période du règne de Ramsès Ier que la vallée des Reines est usitée, même si quelques épouses seront encore enterrées avec leurs maris par la suite.

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La Vallée des Rois

La plupart des tombes ne sont pas accessibles au public : les autorités procèdent par roulement et n'hésitent pas à fermer celles qui ne plus peuvent supporter le passage de touristes qui provoquent une augmentation de 95% du degré d'humidité dans les tombes. Ce phénomène accélère la décoloration des pigments, la prolifération de champignons et l'érosion des supports.

L'architecture des tombes répond, à quelques exceptions près, à quelques règles très simples.

  1. L'entrée doit être discrète au point de se confondre avec le paysage. On accède, après un long corridor ou un escalier descendant, flanqué de niches et de chapelles à une première salle, le vestibule, puis à la chambre funéraire.

  2. Les représentations murales et les inscriptions font références aux textes sacrés qui concernent la vie dans l'Au-delà. On y trouve des extraits de l'Amdouat (le livre le plus ancien qui partage l'Autre Monde en 12 domaines correspondant aux 12 heures de la nuit), du Livre du Monde Souterrain, (d'un symbolisme resté obscur), du Livre des Morts (ses chapitres constituent un guide très détaillé pour éviter les pièges et s'assurer gloire, richesse et prospérité après le jugement d'Osiris), et du Livre des Portes (il décrit le voyage nocturne du soleil).

  3. A cette littérature s'ajoutent le Livre des Cavernes (une version plus récente de l'Amdouat qui divise la nuit en cavernes et non plus en heures que le dieu soleil éclaire les unes après les autres) et le Livre de la Terre (composé de récits isolés célébrant le retour du soleil des profondeurs de l'Au-delà).

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Tombe de Ramses IV

Les tombes étaient refermées à jamais après l'enterrement du défunt. La découverte récente de la tombe de Toutankhamon donne une idée du trésor et des richesses qui y étaient accumulés afin d'assurer le train de vie du roi dans l'autre monde.

Site incontournable : http://www.thebanmappingproject.com/

Posté par Silverside le 18.03.08 à 23:36 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XVIIIe Dynastie (III) : Les Thoutmosides

Le couple formé par Thoutmosis Ier et Ahmès donnera naissance à une fille, Hatchepsout, et un garçon, Aménémès, qui ne régnera pas. Hatchepsout épouse son demi-frère, né d'une relation entre Thoutmosis Ier et sa concubine, qui monte sur le trône sous le nom de Thoutmosis II.


Aakhéperen-Rê Thoutmès (1492 à 1479)

Ce pharaon poursuit l'oeuvre de son père et maintien la domination égyptienne dans la région en prenant la tête de deux campagnes militaires, l'une en Nubie, l'autre en Palestine. Il disparaît prématurément. Thoutmosis II et Hatchepsout n'auront pas d'héritiers mâles mais une fille, Néférourê. Le roi aura par ailleurs un fils d'une épouse secondaire, Thoutmosis III qui épousera sa demi-soeur Néférourê.


Maka-Rê Hatschepsout (1479-1453)

Thoutmosis III est trop jeune pour succéder à son père. Hatchepsout épouse alors son énergique et ambitieux neveu et exerce la régence avant de se faire couronner et prendre la titulature de pharaon : elle devient Maka-Rê Hatschepsout. Thoutmosis III n'assumera qu'un rôle de corégent dépourvu de pouvoirs. La nouvelle reine justifie cette usurpation en mettant entre parenthèses le règne de son époux, Thoutmosis II, et en s'inventant une corégence avec son père Thoutmosis Ier.

La reine s'entoure d'une poignée de hauts dignitaires compétents et dévoués parmi lesquels :

  1. Senenmout, son architecte et intendant, qui sera chargé de l'éducation de sa fille Neferure.

  2. Pouymrê, deuxième prophète d'Amon et grand architecte également

  3. Nehesy, chancelier qui prendra la tête de l'expédition commerciale en direction du pays du Pount

  4. Hapouseneb, son vizir et grand prêtre d'Amon qui supervisera l'essentiel des grands travaux et des expéditions.

L'Egypte connaît une période de grande prospérité marquée par une activité commerciale intense en direction de l'Asie, du Sinaï et du Pount. Les frontières s'étendent alors des cataractes supérieures du Nil en Nubie jusqu'à l'Euphrate en Asie.

L'expédition en direction du pays du Pount, "pays de dieu" à l'intérieur de la Mer Rouge à proximité l'Éthiopie actuelle, revêt un caractère essentiellement commercial. Le pays regorge de parfums et d'huiles de sycomore, d'ébène et de bois aromatiques, d'or, d'ivoire, de fourrures et d'animaux. Le trésor rapporté ira enrichir celui de Karnak où elle fera construire le Saint des Saints, la Chapelle Rouge et deux obélisques "doigts des dieux" dont l'un est encore dressé. Les représentations du deuxième portique du temple de Deir el-Bahari, également appelé portique du Pount, retracent les expédions en direction des mines du Sinaï et du Pount.

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Hatchepsout offrant des jarres

Les travaux entrepris durant son règne concerneront également la restauration des monuments détruits par les Hyksos, la construction d'une chapelle en grès et de deux obélisques en l'honneur de Khnoum à Eléphantine, l'aménagement d'une grotte à Spéos Artemidos en Moyenne Égypte consacrée à la déesse Pachet et surtout son temple funéraire de Deir el-Bahari que les Egyptiens nommaient "djéer djéserou" (le magnifique des magnifiques), taillé dans le roc d'une montagne et composé de trois terrasses. Elle fera aménager une tombe entre la Vallée des rois et la Vallée des reines dans laquelle on trouvera un sarcophage en quartzite jaune. Cette construction sera abandonnée après son couronnement et remplacée par une tombe dans creusée dans la Vallée des Rois. Les circonstances de sa mort restent inconnues. L'empressement de son successeur à faire disparaître l'essentiel des traces du règne de sa tante plaide malgré tout pour une disparition violente dans le cadre d'une révolution de palais.


MenKhéper-Rê Thoutmès (1479-1425)

Lors de son accession au trône, Thoutmosis III doit faire face à une révolte des principautés asiatiques, coalisées autour du prince de Qadech sous l'influence du Mitanni. Les ennemis vont s'affronter au cours de 17 campagnes militaires. L'affrontement entre Egyptiens et Mitanniens est rapporté par les Annales que Thoutmosis III fera graver dans le temple d'Amon Rê de Karnak. Le pharaon partira du Delta oriental, remontera par Gaza, atteindra la plaine de Megiddo avant d'assiéger la ville qui finira par tomber. Le roi poursuivra alors vers Tyr. Il brisera au cours des trois campagnes suivantes, la branche occidentale de la coalition. Thoutmosis III s'attaquera, les années suivantes, au Djahy et à Qadech. Il prend Oullaza et Ardata.

Les Egyptiens arrivent en Syrie par la mer l'année suivante, au cours de la sixième campagne. Ils remontent jusqu'à Qadech puis reviennent sur leurs pas et marchent sur Simyra au Nord de l'embouchure du Nahr el-Kébir. Les ports phéniciens se soumettent au cours de la septième campagne, un an plus tard, après la chute de Oullaza. Les guerres d'Asie débouchent, en l'an 33, à une confrontation directe avec le Mitanni. L'armée transportera des bateaux fluviaux à travers la Syrie afin de franchir la barrière naturelle constituée par l'Euphrate. Les Egyptiens atteignent Qatna à l'Est de l'Oronte puis franchissent le fleuve.

Thoutmosis III consacre une stèle commémorative à côté de celle érigée jadis par son grand-père. Il remonte vers le Nord, ravage la région de Karkémish puis retourne sur l'Oronte. Les neuf campagnes suivantes s'efforceront de cantonner les forces mitanniennes en Naharina. Le règne s'achève dans une paix relative. L'Egypte domine le Proche-Orient et les relations avec les pays de la mer Egée sont cordiales. A sa mort, Thoutmosis III entre dans la légende. La tradition lui reconnaît également le goût pour la botanique et l'art de la littérature.

Source : http://www.insecula.com/

Posté par Silverside le 18.03.08 à 23:38 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XVIIIe Dynastie (IV) : Le Temple de Deir El Bahari

C'est sur la rive Ouest du Nil que se trouve le cirque rocheux de Deir El Bahari, consacré à la déesse Hathor.

Trois pharaons firent construire un Temple funéraire sur ce site : Montouhotep (XIè dynastie), Hatshepsout (XVIIIè dynastie) et Thoutmosis III (XVIIIè dynastie). Mais c'est surtout les architectes d'Hatshepsout, Senmout et Dedia, qui eurent le génie de construire en plus d'un Temple partiellement creusé dans le roc, un Temple à terrasses. Ils érigèrent pour la reine cet édifice unique dans l'architecture égyptienne, situé à côté du Temple de Montouhotep, dans un hémicycle de rochers dominant à la vertical le monument d'une hauteur de 300 mètres au fond d'une vallée encaissée.

Le temple funéraire de la reine Hatshepsout est constitué d'une série de terrasses intégrées aux falaises calcaires de la montagne thébaine.

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De la terrasse inférieure, une rampe monte vers la terrasse intermédiaire : de chaque côté de la rampe un bassin en forme de T servait à la navigation rituelle. Le bas des parapets était orné de lions assis. La rampe partage la terrasse inférieure en un double portique à deux rangées de piliers et de colonnes. Le portique sud est décoré de reliefs représentant le transport de deux obélisques vers le Temple d'Amon à Karnak ; le portique nord présente des scènes de chasse et de pêche.

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Une rampe sépare la terrasse intermédiaire en deux parties : au fond à gauche, la salle de Pount, à droite la salle de la naissance divine d'Hatshepsout conçue par le dieu Amon sous les traits de Thoutmosis Ier. A l'extrémité sud, se trouve la chapelle d'Hathor, déesse protectrice de la nécropole. Le bâtiment se compose d'un vestibule à colonnes et piliers hathoriques, puis d'une salle hypostyle à colonnes cannelées surmontées de chapiteaux ornés d'un masque représentant Hathor aux oreilles de vache.

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Au nord de la salle de la naissance divine, se situe la chapelle d'Anubis. Elle se compose d'une petite salle hypostyle avec des représentations d'Hatshepsout devant différentes divinités.

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Une deuxième rampe conduit à la terrasse supérieure décorée de piliers osiriaques. A l'arrière le sanctuaire se compose d'une enfilade de trois pièces et de différentes salles annexes creusées dans la roche. La première salle servait de sanctuaire de la barque. De part et d'autre de l'ancienne salle hypostyle centrale, sont disposés deux groupes de salles symétriques. A gauche, l'ensemble funéraire dédié à Thoutmosis Ier et Hatshepsout avec une salle d'offrandes. De l'autre côté, un Temple solaire dédié à Rê-Horakhty avec un autel solaire à ciel ouvert.

Source : http://www.baudelet.net/eg06.htm - http://www.eriding.net/media/ancient_egypt.shtml

Posté par Silverside le 18.03.08 à 23:42 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XVIIIe Dynastie (V) : L'Apogée de la Dynastie

Thoutmosis III associe au pouvoir le futur Aménophis II, fils qu'il a eu de sa seconde épouse, Hatchepsout II Mérirê.


Aakhéperou-Rê Amenhotep (1425-1400)

Moins intellectuel et plus porté sur les armes, le jeune souverain mène trois campagnes en Syrie. Les affrontements contre le Mitanni, qui se soldent par la perte de la zone comprise entre l'Oronte et l'Euphrate, seront les derniers qui opposeront les deux adversaires. Le nouvel empire hittite fondé par Tudhaliya II menace le Mitanni. La paix règne en Nubie.

Bien que les conditions de vie des classes populaires nous échappent pour l’essentiel, l’Égypte d’Aménophis II donne une impression de prospérité, due en grande partie aux livraisons des pays tributaires, placés « sous les sandales de Sa Majesté », et à une main-d’œuvre que fournissaient les nombreux prisonniers de guerre. L’appareil administratif, bien rodé, était dirigé par des fonctionnaires dévoués, amis d’enfance du roi ou compagnons d’armes : Ousersatet, le « fils royal de Koush», qui avait pris part aux « campagnes de victoires », Menkhéperrêseneb, qui avait déjà servi Thoutmosis III, Sennéfer, le maire de Thèbes, dont la tombe dit « des vignes » est l’une des plus richement décorées de la nécropole thébaine, ou encore Qénamon, directeur du Trésor et « responsable de tous les pays septentrionaux ».

À la différence de Thoutmôsis III, Amenhotep II n’était guère un « roi bâtisseur ». En effet, une part considérable de son œuvre architecturale consistait à achever les sanctuaires de son prédécesseur, notamment à Amada, à Éléphantine et à El Kab. À Karnak, il se fit représenter sur la face sud du 8e pylône dans l’attitude rituelle de pharaon tuant des captifs étrangers.


Menkhéperou-Rê Thoutmès (1400-~1390)

Pendant ses neuf années de règne, Thoutmôsis IV put profiter de la paix et de la stabilité que ses prédécesseurs avaient assurées à l’Égypte. Il n’est pas exclu toutefois qu'il ait mené campagne en Galilée, mais son mariage avec une fille d’Artatama Ier mit fin aux affrontements qui avaient opposé ses prédécesseurs au Mitanni.

En l’an 8, il entreprit une « campagne de victoires » en Nubie, sans doute une simple expédition punitive. Comme sous ses prédécesseurs, l’administration des « pays du Sud » était confiée à un « Fils royal de Koush », titre prestigieux qui ne cessera d'être employé jusqu'à la fin du Nouvel Empire.


Nebma-Rê Amenhotep (1390-1352)

Amenhotep III est le fils d'une concubine de Thoutmosis IV, Moutemouia. Il monte sur le trône à l'âge de douze ans et sa mère assure la régence.

Il épouse une femme d'origine non royale, la reine Tiyi, fille d'Youya et de Touya. Le frère de la reine, le divin Ay succédera à Toutankhamon. L'influence de Tiyi dans la conduite des affaires fut importante. Elle met en avant pour la première fois le rôle de la "Grande Épouse du Roi" qui prend le pas sur la reine mère.

Le règne d'Amenhotep III est marqué par la paix. Son nom est attesté en Crête, à Mycène, en Étolie, en Anatolie, au Yémen, à Babylone…

  1. Le rapprochement égypto-mitannien est consommé par le mariage d'Amenhotep III et de Gilu-Heba puis de Tadu-Heba(t), filles de rois du Mitanni. Il épouse également deux princesses de Babylone.

  2. La puissance montante de l'époque, ce sont les Hittites qui vont prendre un ascendant décisif à la charnière des règnes d'Amenhotep III et d'Amenhotep IV.

L'Égypte est à l'apogée de son rayonnement et de sa puissance.

Amenhotep III est un des plus grands constructeurs que le pays ait connu. Il couvre la Nubie de monuments, dans le Nord, il construit à Athribis et à Bubastis. Il commence les grands travaux du Serapeum à Saqqarah. Dans la Vallée, il bâtit à Elkab, Souménou, Abydos et Hermopolis. À Thèbes, il fait construire à Louxor un temple censé être le "harem méridional" d'Amon-Rê et fait consacrer dans le temple de Mout, au sud de l'enceinte de Karnak, six cents statues de la déesse Sekhmet. Sur la rive occidentale, il se fait édifier un palais à Malgata et un gigantesque temple funéraire dont il ne reste que deux statues monumentales (appelées colosses de Memnon).

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Colosse de Memnon

Il meurt en l'an 39 en ayant peut-être associé, dans les derniers temps, son fils au trône.

Source : http://www.bubastis.be/histoire/grimal09.html - http://fr.wikipedia.org

Posté par Silverside le 18.03.08 à 23:44 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XVIIIe Dynastie (VI) : Akhenaton et la Réforme Religieuse

Néferkhéperou-Rê Amenhotep, Aménophis IV (Akhenaton, 1352-1337), devient pharaon à 15 ans, à la mort de son père Aménophis III dont c'est le fils unique.

Le pharaon vénère l'ensemble du panthéon égyptien jusqu'en l'an 4 de son règne et entreprend un programme de construction traditionnel. Sans doute lassé de la puissance du clergé d'Amon, le dieu le plus puissant, il impose le culte d'Aton (le dieu au disque solaire) comme dieu unique.

  1. Il fait détruire, en les martelant, les noms et les images d'Amon et quitte Thèbes, capitale de l'Empire et siège du Temple d'Amon (Karnak).

  2. Il prend alors le nom d'Akhenaton "Celui qui est bénéfique pour Aton" et fait construire une ville nouvelle, à 320 km plus au Nord. Elle portera le nom de Akhet-aton "l'Horizon d'Aton", connue aujourd'hui sous le nom de Tell Amarna.

  3. Un nouvel art armanien voit le jour, moins rigide, et surtout moins conventionnel que par le passé. Les formes deviennent réalistes, pouvant aller jusqu'à la caricature. Les crânes s'allongent anormalement vers l'arrière, la poitrine se rétrécit, le ventre ballonne au-dessus du pagne. Chose nouvelle, l'art officiel représente dès le début la famille royale dans des scènes jugées jusque là trop intimes.

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Buste d'Akhénaton

Loin de l'image idyllique d'un pharaon poète et rêveur mystique, image peut-être exagérée par l'imaginaire collectif, le règne d'Akhénaton est aussi considéré par les égyptologues comme une période sombre dans l'histoire de l'Égypte antique. La révolution religieuse d'Akhénaton entraîna la persécution des dieux du panthéon traditionnel : suppression de leur culte, fermeture de temples, confiscation des biens du clergé, dégradation des effigies divines, ce qui vaudra au roi d'être surnommé le pharaon hérétique. Il est certain aussi que, dû à une centralisation excessive, mais apparemment inefficace, et à la confiscation des domaines des temples, l'Égypte connut une grave crise économique.

En Syrie et en pays de Canaan, les Hittites et les Amorrites grignotent petit à petit les conquêtes de Thoutmôsis III.

  1. Ainsi, le roi de Qadesh, entré dans l’alliance hittite, conquiert la Syrie du Nord, tandis que Souppilouliouma (-1382 / -1342) et Assour-ouballit Ier s’attaquent au Mitanni, allié de l’Égypte.

  2. De son côté, le roi d’Amourrou se rend maître de plusieurs places fortes de la côte phénicienne.

Akhénaton omet de venir en aide à ses vassaux, malgré leurs appels pressants, de sorte que son inertie cause la perte de Sidon, de Tyr et de Byblos.

L'épouse royale Néfertiti et les six princesses nées de son union avec le roi sont omniprésentes. La reine Tiy s'installe à la cour d'Armana en l'an 12 ce qui permet à certains d'affirmer qu'Akhenaton n'a régné seul qu'à partir de cette date. L'une des six filles du couple royal, Mékétaton, meurt la même année. Nefertiti semble jouer un rôle réduit à partir de cet instant et se serait peut-être éloignée. L'une de ses filles, Méritaton, la remplace dans les cérémonies auprès du roi.

Source : http://fr.wikipedia.org/ - http://www.bubastis.be/histoire/grimal10.html

Posté par Silverside le 18.03.08 à 23:52 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XVIIIe Dynastie (VII) : Les Derniers Pharaons de la Dynastie

Une reine, Ânkh-Khéperourê, succède à Amenhotep IV (Akhénaton), dans une confusion politique et militaire catastrophique pour le pays, due à l’offensive des Hittites : est-ce Néfertiti ou bien Mérytaton (fille aînée d’Akhénaton devenu reine après la disparition de Nefertiti) ? Qui qu’elle fut, on voit apparaître au début du règne d'Ânkh-Khéperourê (an II) un roi au nom de Smenkhkarê. Leur règne sera au plus de deux années.


Nebkhéperou-Rê Toutankhaton - Toutankhamon (1335-1328)

Toutânkhaton de son nom de naissance, serait né à Thèbes ou à Amarna où il grandit dans le cercle de la famille royale. Son nom signifie « L'image vivante du dieu Aton », c'est-à-dire une réincarnation terrestre d'Aton. Ses origines restent très obscures.

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Le masque d'or recouvrant le visage de la momie de Toutânkhamon

Toutânkhaton monte sur le trône de la Haute et Basse-Égypte, bien qu'il ne soit encore qu'un enfant de neuf ans. Il est légitimé en épousant Ânkhésenpaaton, née à la fin de l’an VII d'Akhénaton, la troisième fille de Néfertiti et d'Amenhotep IV, qui sera son épouse royale sous le nom de Ânkhésenpaamon.

Trop jeune pour régner, c'est le divin père Aÿ et le général Horemheb qui détiennent le véritable pouvoir administratif et militaire. La contre-réforme est puissamment amorcée.

  1. Sous l'influence des prêtres et thuriféraires de l'ancienne religion, qui le manipulent, l'enfant-pharaon renoue avec les traditions et prend le nom de Toutânkhamon, signe d'Amon, le dieu excommunié rétabli, tandis que son épouse devient Ânkhésenpaamon.

  2. Ils lui font restaurer le culte Amonien et quitter Akhetaton pour retourner à Thèbes puis à Memphis, qui redevient la capitale de l'empire.

Cependant, il ne semble pas que le couple royal ait abandonné totalement la religion atonienne comme en témoigne le trône où l'on peut apercevoir le disque solaire Aton tendre la croix de vie au pharaon et à sa femme.

Toutânkhamon établit la restauration des temples endommagés sous l'épisode amarnien et se fait ériger à l'ouest de Thèbes un nouveau temple. Il n'a pas le temps de se faire construire sa demeure d'éternité, disparaissant brusquement en -1327, à 18 ans[2], par maladie, accident ou sous les coups d'un assassin, sans avoir pu affermir son pouvoir. Sans héritier, avec lui disparaît la lignée Ahmosis.


Aÿ et Horemheb (1327-1323 et 1323-1295)

Aÿ est un vieux fonctionnaire lorsqu’il accède au pouvoir. Aÿ a le rang de "Père Divin". Il accède au poste de Vizir sous Toutânkhamon, puis à la mort de ce dernier, il prend le pouvoir. Il poursuit l’œuvre de son prédécesseur (dont il était sûrement l’initiateur). Il est le concurrent direct de Horemheb, dernier roi de la XVIIIe dynastie.

Horemheb - « Horus est en fête » - a un règne qui marque deux fins, celle de la XVIIIe dynastie et celle de la période amarnienne. De scribe royal, il va avoir une carrière formidable, sous Toutânkhamon il est général en chef de la cavalerie, puis grand majordome, il a ensuite le titre de prince "erpâ" à Memphis. Il aide avec dynamisme à l’œuvre de réforme de Toutânkhamon et, à la mort de ce dernier et celle d’Aÿ, il usurpe le trône au fils d’Aÿ, Nakhtmin avec l’aide des prêtres d’Amon.

  1. Il reconquiert la Palestine et signe la paix avec Moursil II (-1341 à -1310) l'empereur des Hittites.

  2. Il entreprend la réorganisation totale du pays et y refait régner l'ordre et améliore les conditions de vie du peuple, alors dans une très grande misère

Il épouse Moutnedjemet, qui est peut-être la sœur de Néfertiti et une certaine Amenye. Sans fils légitime, il nomme comme successeur son vizir et général en chef Pa-Ramassou (Ramsès Ier) originaire de Tanis dans le delta.

Le pouvoir passe des pharaons « civils » aux pharaons « militaires », c'est-à-dire issus du corps des généraux. Sa mémoire a été officiellement bannie comme celle d’Aÿ par ses successeurs.

Source :
- http://fr.wikipedia.org/
- http://www.bubastis.be/histoire/grimal10.html

Posté par Silverside le 18.03.08 à 23:56 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XIXe Dynastie (1295-1186)

Horemheb a enrayé en Asie l’émiettement de l’Empire et prépara l’avènement de la XIXe dynastie, à l’extrême fin du XIVe siècle. Ainsi disparaît, dans un crépuscule encore brillant, la glorieuse famille des Thoutmosides, qui donna à l’Égypte le siècle d’Aménophis III, comme la Grèce eut celui de Périclès et Rome celui d’Auguste.

Durant les deux dynasties suivantes, le niveau de la culture demeure élevé et l’art produit toujours des chefs-d’œuvre; l’Empire, partiellement reconstitué, demeure puissant; les pharaons guerroient et se font creuser de somptueux tombeaux dans la vallée des Rois. Mais deux faits importants demeurent des signes avant-coureurs de l’orage.

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L'arbre généalogique de la XIXe dynastie

  1. L’un est d’ordre extérieur: à deux reprises, sous Minephtah d’abord, puis sous Ramsès III, les Peuples de la mer, confédérés, fuyant une nouvelle poussée indo-européenne venue du nord, attaquent l’Égypte . Celle-ci a encore la force de les repousser; mais l’avertissement est sérieux, car la lutte fut dure et presque indécise. Pour peu que l’assaillant eût été organisé et, grâce à des arrières et des réserves, ait pu revenir à la charge, l’Égypte eût été envahie.

  2. Le second fait est d’ailleurs plus grave encore, parce qu’il témoigne d’une décomposition intérieure. Le dernier des grands rois d’Égypte, Ramsès III, après un règne de trente ans, se vit en butte à une conspiration ourdie dans son harem. Les juges même se laissent corrompre par des comparses et se retrouvent au banc des accusés. Quel qu’ait été l’effet produit par les condamnations capitales, un pareil scandale trahit une société ruinée du dedans, par le refus de subordonner au bien public les intérêts particuliers. C’est un indice évident de dégradation.

Pourtant après l’épisode d’Amarna, la renaissance ramesside avait été brillante...

Posté par Silverside le 19.03.08 à 21:28 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

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