Igor Brevnjovski : Chronique d'un homme en exil

La XIXe Dynastie (I) : Les Premiers Ramessides

Menpehti-Rê (Ramsès Ier) règne pendant une période de deux à huit ans. Ramsès Ier, issu d'une lignée de militaires, n'a aucune ascendance royale.


Menpehti-Rê (1295-~1290)

Son nom d'Horus, "Celui qui confirme Maât à travers les Deux Terres", indique sa volonté de continuer l'oeuvre d'Horemheb. Son prénom est Ramessou, "Rê l'a mis au monde" et son nom de couronnement, Menpehtyrê, "stable est la puissance de Rê". Cette référence au dieu Rê comble partiellement la carence divine de ses origines. Il s'installe à Memphis pour échapper à l'influence des prêtres de Thèbes.

Appelé d'abord Paramessu, il n'était pas de descendance royale, né dans une famille noble de Basse-Égypte, dans la région du delta du Nil, probablement assez près d'Avaris, l'ancienne capitale Hyksôs, à côté de laquelle il fonde certainement un établissement qui sera par la suite agrandit par son fils et petit fils en une véritable capitale.

Il devint soldat, chef des archers. Il fut plus tard promu général des armées. Ami d'Horemheb, dernier pharaon de la XVIIIe dynastie, ce dernier fit de lui son vizir. Ramsès aurait été également Prêtre d'Amon et est nommé comme corégent par Horemheb, et implicitement comme héritier.

Ramsès Ier demanda à son fils, Séthi, d'être son corégent : Séthi dirige ainsi de nombreuses campagnes militaires, notamment en Syrie, tandis que Ramsès se préoccupe plutôt des affaires du pays.


Menmaât-Rê (1291-1278)

Séthi Ier devait être âgé d'environ trente ans lorsqu'il accéda au trône laissé vacant par son père, Ramsès Ier, le fondateur de la XIXe dynastie. Elevé dans une tradition militaire, le vaillant pharaon qui déjà sous Horemheb entama sa carrière, dût combattre sur les frontières Est de l'Empire contre la menace sérieuse des Hittites que les derniers rois de la XVIIIe dynastie laissèrent trop grandir.

  1. À son avènement une véritable révolte des pays vassaux de l'Égypte, qui tentaient de s'affranchir de la tutelle pharaonique en jouant la carte du Hatti, obligea Séthi à prendre les armes et à organiser une tournée militaire jusqu'en Amourrou, qui se solda par une victoire totale de Pharaon.

  2. Ces combats sont relatés sur le mur sud de la salle hypostyle de Karnak qu'il fait bâtir, dont la fameuse illustration du siège de la citadelle de Dapour. Bien que ses conquêtes apportèrent un calme relatif à l'Égypte, elles furent rapidement remises en cause par les Hittites, qui usèrent de leur influence et de leur or afin que les roitelets locaux passent de leur côté.

  3. Ainsi le prince de Qadesh, la rebelle, à peine Séthi de retour en Égypte, poussa à la révolte ses voisins et chercha alliance avec le Grand du Hatti, Mouwatalli. C'est cette situation que retrouvera à son tour son fils et successeur Ramsès II.

Séthi se distingue aussi par ses constructions à Abydos où il édifie un temple cénotaphe, comprenant un Osireïon, et à Gournah où il fit construire son temple funéraire.

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Grand Temple d'Abydos

Le temple de Séthi Ier est édifié sur l'"escalier du grand dieu", voie processionnelle monumentale menant du temple d'Osiris au tombeau du dieu. Il présente une forme particulière en L. Construit en calcaire fin, ses bas-reliefs font partie des plus beaux d’Egypte. Il a été décidé et partiellement construit par Sethi I, puis fini par Ramses II. En avant du temple, Sethi a fait construire une chapelle commémorative pour son père Ramsès Ier. Comme à Gournah, il associe ainsi son père, qui a rêgné trop peu de temps pour construire ses propres monuments, au culte qui lui est rendu.

Source : http://fr.wikipedia.org/

Posté par Silverside le 19.03.08 à 21:30 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XIXe Dynastie (II) : Ouserma-Rê (Ramses II)

Ramsès II devient pharaon à l'âge de 25 ans. Dans un premier temps co-régnant, il assumera ensuite seul le pouvoir jusqu'à l'âge de 90 ans. Il héritera de l'empire constitué par son lointain prédécesseur, Touthmôsis III et renforcé par son père Séthi Ier. Son royaume s'étendait des rives du Tigre et de l'Euphrate, à l'Est, à la Libye, à l'Ouest, au Soudan, au Sud et aux îles de la mer Egée, au Nord.

Il se mariera à six reprises, dont une fois avec sa soeur et trois fois avec ses filles. Son harem ne comptera pas moins de deux cents concubines qui lui donneront au total plus d'une centaine d'enfants.

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Ramsès II, Abou Simbel

Originaire d'une famille du delta du Nil, Ramsès II installe son palais et le centre administratif de l'Égypte à Pi-Ramsès, mais il a aussi besoin de continuer, comme son père, d'exploiter les ressources de la Nubie : l'or pour enrichir les temples, mais aussi pour acheter des alliances en Asie (l'empire hittite est ébranlé par la montée de la jeune Assyrie) ; du bois dont le cèdre du Liban mais aussi du cuir, du bétail et surtout des hommes pour l'armée. Dès les premières années de son règne, il intervient en pays de Ouaouat et de Koush, réduisant les velléités traditionnelles de révolte des tribus soudanaises.


La Lutte de paix avec les Hittites

Comme son père Séthi Ier, il veut protéger l'Égypte à l'Est contre les Hittites d'Asie et doit faire face à la menace dès le début de son règne. Il manœuvre énergiquement en plusieurs campagnes pour s'assurer ses arrières en Syro-Palestine et attaque la ville de Qadesh lors de sa 5e année de règne, mais ne remporte qu'une semi-victoire.

  1. Ses troupes sont coupées en deux par la charge de l'armée hittite et il se retrouve seul face au danger. Le camp royal est investi et ses troupes battent en retraite, voire s'enfuient. Grâce à l'intervention de réservistes, les "Néarins", et la marche forcée des contingents restés plus en arrière, il parvient à repousser l'attaque et à chasser les troupes de Mouwatalli au delà de l'Oronte. Cependant, au contraire de son père et de son illustre ancêtre Thoutmôsis III, il ne s'empare pas de la citadelle et Qadesh reste aux mains des Hittites.

  2. Il semble que se soient les Hittites qui prennent l'initiative de proposer à l'Égypte une véritable proposition d'alliance et de paix. La 21e année du règne de Ramsès, celui-ci signe un traité d'alliance : Hittites et Égyptiens s'engagent à ne plus se faire la guerre, à s'aider mutuellement en cas de catastrophe ou bien d'invasion.

Il s'agit sans doute du premier traité de paix connu au monde. Nous possédons la version égyptienne de ce traité et celle hittite a également été retrouvée à Hattussa, la capitale du royaume hittite.

Les négociations conduisent les deux souverains à s'envoyer un volumineux courrier :c'est alors qu'est évoqué un possible mariage entre Ramsès II et une fille du roi Hattousili III. Des envoyés égyptiens viennent à Hattousa, la capitale hittite pour procéder à l'onction de la princesse, acte qui officialise l'union. La princesse prend alors la route de l'Égypte avec sa dot : elle est renommée d'un nom égyptien, Maât-Hor-Néférou-Rê.


Ramses II et les Dieux

Ramsès II, en théologien, reprend à son compte l'initiative solaire amorcée par Akhénaton, mais en se préservant des cultes traditionnels. Voulant lui aussi développer au travers de sa propre personne une religion transfrontalière permettant de rassembler tous les peuples mis sous sa coupe, il favorisa au contraire les temples des grands dieux de l'Empire : Amon, Rê, Ptah, Osiris.

  1. En effet, plutôt que d'effacer leur culte comme le fit à son péril Akhénaton, il les affirma dans leur rôle central dans la vie économique et spirituelle du pays, et instaura le sien propre, de son vivant, s'associant ainsi encore davantage que ses ancêtres aux dieux dynastiques et tout particulièrement au dieu Rê.

  2. L'exemple des temples de Nubie est parlant à ce sujet. Partout il reprit l'initiative en redonnant aux temples et aux cultes des dieux un faste inégalé.

  3. Enfin, conscient de l'emprise du dieu Amon-Rê de Thèbes et de son clergé sur le pays, emprise qui menaçait quelque peu le pouvoir royal raison qui sans nul doute participa au choix de "l'hérétique" Akhénaton en son temps, il usa de stratégie en favorisant autant que faire se peut les temples de Ptah à Memphis et de à Héliopolis. En retour, il donna des gages de sa bonne foi aux prêtres de Karnak en effaçant le souvenir de celui qui voulut leur perte, ainsi que de sa descendance.

C'est de son temps également que les cultes des grandes villes du delta retrouvèrent leur importance, en instituant également de nouveaux, comme ceux des dieux orientaux tels que Baâl, qui sera associé par syncrétisme à Seth, ou encore Ashtarté, Anta, Reshef, etc. Ces cultes se retrouveront à cette époque dans toute l'Égypte, de Memphis à Thèbes (Deir el-Médineh), prouvant ainsi un brassage des cultures propre à une période de paix assurée.

Source : http://fr.wikipedia.org/

Posté par Silverside le 19.03.08 à 21:48 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XIXe Dynastie (III) : Le Développement des Arts et des Métiers

Lorsqu'il accède au pouvoir après la mort de Séthi Ier, la capitale de l'Empire, Thèbes, a perdu un grand nombre de ses prérogatives. Le père du pharaon avait amorcé le déplacement de plusieurs organes du pouvoir en Haute-Egypte, à proximité du delta. Ramsès II poursuivra ce mouvement et créera une ville nouvelle, baptisée Pi-Ramsès (le domaine de Ramsès). Il la dote de temples grandioses, d'un grand palais, d'un port et d'arsenaux, s'assurant ainsi un poste avancé pour préparer ses expéditions dans le levant, et régner sur un immense empire s'étendant de la quatrième cataracte en pays de Kouch jusqu'aux frontières du Hatti et du Mitanni sur l'Oronte.

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Les Colosses du Temple d'Abou Simbel

Grâce à une politique défensive efficace (il construit une série de forts à l'ouest du delta dont on a retrouvé les traces récemment) il offre une période de paix au pays favorisant ainsi le développement des arts et des métiers.

  1. Il achève la grande salle hypostyle du temple d'Amon-Rê à Karnak, ajoute une grande cour à portique au temple d'Amon-Min à Louxor, ainsi qu'un grand pylône précédé de deux obélisques.

  2. Les temples d'Abou Simbel sont édifiés sur le même plan que celui de Gerf Hussein. Construits entre l'an 24 et l'an 31 du règne de Ramsès II et consacrés, le grand au roi associé à Amon-Rê, Ptah et Horakhty, le petit à la reine Nefertari associée à Hathor.

  3. Il construit son temple funéraire, le Ramesséum, en face de Louxor, qui comprend deux pylônes précédant deux cours à portiques et une grande salle hypostyle. Diodore de Sicile nous donne une description fidèle de ce monument qu'il nomme alors le Tombeau d'Ozymandias, forme grécisée du nom de couronnement de Ramsès : Ouser-Maât-Rê.

  4. Il fait également édifier un temple cénotaphe à Abydos non loin de celui de son père qu'il achève de décorer.

  5. Puisant dans les ruines de l'ancienne capitale d'Amarna, il rebâtit le temple de Thot d'Hermopolis, l'antique Khemenou, en réutilisant notamment les temples et bâtiments du site voisin.

  6. Il construit également à Memphis, agrandissant le temple de Ptah avec l'adjonction sur son axe ouest d'une grande salle hypostyle précédée d'un pylône devant lequel il dresse des colosses, mais en édifiant aussi une série de temples et chapelles sur le parvis du sud de l'enceinte où il élève au moins un grand colosse à son effigie qui gît actuellement sur le dos.

  7. De même il restaure également à Bubastis, où il refait ou décore la salle hypostyle du temple de Bastet. On y a retrouvé récemment un colosse à l'image d'une de ses épouses royales, qui aujourd'hui a été redressé et est visible dans le champ de ruine de la cité antique.

Il achève ainsi de restaurer la grandeur de l'Égypte des Thoutmôsis perdue suite à l'aventure amarnienne. Il fit ériger des colosses à son effigie dans les grands temples construits ou restaurés.

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Temple d'Abou Simbel (Nefertari)

Les plus célèbres sont bien sûr ceux en façade des temples d'Abou Simbel ou ceux qui encadrent l'entrée du pylône du temple de l'ancienne Thèbes, ainsi le colosse couché à Memphis. Le pharaon entreprend donc de nombreux chantiers à travers l'ensemble du pays, n'hésitant pas parfois à agrandir les monuments existant et à s'en attribuer la paternité.

Posté par Silverside le 19.03.08 à 21:52 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XIXe Dynastie (IV) : Les Derniers Pharaons

Ramsès II meurt après l'un des plus longs règnes qu'ait connu l'Égypte, laissant un pays au sommet de sa puissance et de son rayonnement culturel mais aussi une famille en proie aux difficultés successorales.

Il a en effet enterré bon nombre de ses fils : Sathorképechef, Ramesses puis Khâmeouaset, le prince archéologue restaurateur des monuments memphites.


Baen Rê Mérenptah (1213-1204)

C'est Mérenptah - « celui qui aime Ptah » - qui montera sur le trône à la mort de son père.

Sa montée sur le trône ne posa pas de problème étant donné qu'il était le seul héritier en titre à la mort de son père. Très tôt il dut faire face à une révolte en Nubie, matée rapidement, et en l'an 5 de son règne, il put arrêter la marche des envahisseurs libyens à la frontière orientale du delta.

Dans le Proche-Orient, il affronta la rébellion de plusieurs agglomérations cananéennes. Ainsi, sur la stèle rappelant ses victoires, figure pour la première fois le nom d'Israël, parmi les nombreuses petites tribus sémitiques qu'il eut à réprimer.

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Stèle de la victoire de Merenptah

Cette stèle en granit de plus de 3 mètres de haut était placée dans le temple funéraire du roi. Il s'agit en fait d'un hymne au roi Mérenptah, célébrant sa victoire sur les Libyens, suivi d'une énumération d'autres villes et régions de Syrie-Palestine vaincues par le pharaon.

Mais la menace la plus sérieuse, cette fameuse 5e année du règne, fut celle de la première incursion des Libyens alliés aux Peuples de la Mer qui s'étaient déjà massés aux marches ouest de l'Égypte. Le combat tourna à l'avantage des Égyptiens malgré une réaction tardive. Il les arrêta un temps repoussant pour quelques dizaines d'années une invasion plus massive qui devait se produire sous Ramsès III.


La Crise Dynastique (1204-1186)

Avec la mort de Mérenptah commence la crise dynastique qui devait avoir lieu à cause du trop long règne de son père et de la multitude d'enfants qui composait la famille royale et qui tôt ou tard réclamerait le trône à leur tour.

Séthi-Mérenptah, fils aîné de Mérenptah, succéde à son père. Ses six ans de règne (-1201 à -1196) furent très troublés car un an après son couronnement, un usurpateur, Amenmes (fils d'une fille de Ramsès II inconnue par ailleurs, Takhâyt), prend le pouvoir pendant un épisode de trois ou quatre ans. Après cette parenthèse Séthi II revient aux affaires et régna encore un an.

Siptah, fils de Séthi II, régna de -1194 à -1188. Sa belle-mère Taousert devint régente à cause de son jeune âge.

Taousert, à la mort de Siptah, assume le pouvoir : son nom signifie « la Puissante ». Elle est l'épouse de Séthi II. Dernière représentante de la XIXe dynastie, elle laisse la place à Sethnakht.

Source : http://fr.wikipedia.org/

Posté par Silverside le 19.03.08 à 21:54 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XXe Dynastie (I) : Le Règne de Ramsès III

La XXe dynastie pharaonique est à nouveau une dynastie « thébaine » dans le sens où la transition avec la XIXe dynastie s'est jouée au cœur de la cité du dieu Amon.

Sethnakht, alors général des armées du pays rend le pouvoir évinçant les derniers prétendants au trône de la famille de Ramsès II dont les dernières années avaient particulièrement été troublées. Sans doute l'anarchie menaçait l'équilibre des pouvoirs et déjà de véritables dynasties de courtisans avaient embolisé le fonctionnement de l'état. Les prêtres avaient acquis encore une fois un pouvoir considérable, gérant à leur profit d'immenses terres qui étaient rattachées aux grands domaines divins.

Une caste militaire s'était formée avec l'intégration progressive dans cette société impériale, notamment, de mercenaires comme les fameux medjaï déjà enrôlés à la XVIIIe dynastie, mais également les shardanes depuis Ramsès II puis des Libyens à partir de Mérenptah.


Le Règne de Ramsès III (1185-1153)

Ouserma-Rê Mery-Amon (Ramsès III) succède à son père Sethnakht. Son couronnement donnera lieu à d'importantes festivités. Son épouse Isis lui donnera plusieurs fils dont trois accèderont au trône (Ramsès IV, Ramsès VI, Ramsès VIII). Ramsès III, qui se voulait l'héritier et le fils spirituel du grand Ramsès II, renforcera le pouvoir des prêtres et établira un recensement des temples construits en Egypte.

Au plan militaire, il dotera le pays d'une flotte de navires de guerre chargée de protéger l'embouchure du Nil menacée par les peuples de la mer auxquels se sont joints les Philistins. Ramsès III les rencontrera dans une bataille navale qu'il relate sur les murs de son temple de Médinet-Habou.

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Temple de Médinet-Habou

Les conflits ne cesseront pendant presque onze années, souvent remportés par le pharaon qui mènera également deux guerres sur le front Ouest contre les troupes de la coalition libyenne (Libou et Meshouesh).

  1. Les Libyens repoussés dans un premier temps par Mineptah, réapparaissent dans le Delta occidental. Ils seront vaincus par Ramsès III qui intègrera une partie de leurs troupes à l'armée égyptienne.

  2. La deuxième offensive, six ans plus tard, se soldera par l'anéantissement des ennemis qui seront sont emmenés en captivité avec femmes et enfants. Des communautés libyennes se constituent alors dans le pays qui seront progressivement égyptiannisées. Elles se regrouperont en chefferies qui s'empareront du pouvoir quand le pays sombrera à nouveau dans l'anarchie.

Ramsès III part en campagne en Asie, en l'an 12 de son règne, pour protéger les possessions syriennes. Le pays connaîtra, à l'issue de cette période guerrière, une nouvelle ère de prospérité.

Ramsès III laissera derrière lui le château de millions d'années situé à Medinet Habou. Les représentations des pylônes célèbrent la gloire du pharaon et de l'Égypte victorieuse et celles des murs intérieurs des épisodes de la fête du dieu générateur Min. Le plan de ce temple reprend celui du Ramesseum.

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Temple de Médinet-Habou

Il fera construire à Karnak un vaste temple reposoir en grès jaune destiné aux barques de la triade thébaine, un temple consacré à la déesse Mout et au dieu Khonsou, et il entreprendra, sans doute, la construction du temple de Khonsou. Il aurait également construit à Pi-Ramsès, Héliopolis, Memphis, Athribis, Hermopolis, Assiout, This, Abydos, Ombos, Coptos, Elbak, en Nubie et en Syrie. Des problèmes économiques, en l'an 29 de son règne, entraîneront les travailleurs de Deir el-Medina dans la grève.

Le roi limoge son vizir et doit veiller à la régularité du service des rations versées aux temples. Ces difficultés trahissent également un affaiblissement du pouvoir de l'Etat face aux clergés et aux domaines des temples. Le règne s'achèvera par des intrigues et des complots qui sont le fruit de querelles dynastiques.

Source : http://fr.wikipedia.org/

Posté par Silverside le 19.03.08 à 21:58 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

La XXe Dynastie (II) : La Fin du Nouvel Empire

Les successeurs de Ramsès III, éblouis par la gloire de leur prédécesseur Ramsès II et par son interminable règne, prirent son nom pour l’imiter. Mais l’irrémédiable décadence se poursuit et les huit Ramsès qui lui succédèrent ne surent pas remédier au vieillissement de la société de leur temps. Les fonctionnaires corrompus volent la paye en nature des ouvriers de la nécropole royale.

Des grèves s’ensuivent, qui affaiblissent le système social. Le petit peuple affamé par les malversations des supérieurs pille les tombes royales. Les enquêtes, les procès, les châtiments, rien ne peut arrêter les méfaits des gens qui ont faim.

  1. Ouserma-Rê Sétepe-Amon (Ramsès IV) règna des environs de -1153 à -1150. Ramsès IV entreprit de nombreuses constructions, doublant les effectifs d'ouvriers à Deir el-Médineh jusqu'à 120 hommes, commanda des expéditions jusqu'aux carrières de Wadi Hammamat et du Sinaï. Cependant, le Pharaon mourut avant de voir ses buts accomplis.

  2. Ouserma-Rê Sékheperen-Rê (Ramsès V) règne de 1150 à 1145. Son règne est marqué par l'influence grandissante des prêtres d'Amon, qui contrôlaient la majeure partie du pays et de ses finances.

  3. Nebma-Rê Mery-Amon (Ramsès VI) règne de 1145 à 1137. Les signes de décadence se multiplient et le pays est soumis à de nombreuses exactions de la part de bandits. Le pouvoir des grands prêtres d'Amon s'accroît.

  4. Ouserma-Rê My-Amon (Ramsès VII) règne de 1135 à 1128. Le règne de Ramsès VII qui succède à son père, est placé sous le signe de la misère qui frappe le pays. L'argent manque cruellement, l'inflation est galopante et les rois n'ont plus les moyens de construire des monuments.

  5. Ouserma-Rê Akhna-Amon (Ramsès VII) a peut être été le fils de Ramsès III. Il régna, apparemment, moins d'une année et mourut en -1129.

  6. Néferka-Rê Sétempé-Rê (Ramsès IX) règne de 1129 à 1109. Il est surtout connu pour ne pas avoir réussi, entre la seizième et dix-neuvième année de son règne, à empêcher le pillage de la nécropole royale de Thèbes et des nécropoles privées, ou pire, de l'avoir favorisé. Les causes du pillage sont multiples : crise économique, attaques des Libyens et corruption des fonctionnaires. Pendant son règne les prêtres d'Amon ont accru leur pouvoir.

  7. Khéperma-Rê Sétepen-Rê (Ramsès X) : la durée du règne de Ramsès X Amonherkhépechef III est très incertaine. Elle pourrait être comprise entre trois ou neuf ans. Ce pharaon est le dernier roi dont la souveraineté sur la Nubie est attestée.

  8. Khéperma-Rê Sétpen-Ptah (Ramsès XI) règne de 1104 à 1075 et voit la décadence totale de son royaume et de son pouvoir. Le chaos régnait en maître, et le grand prêtre d'Amon, Amenhotep, fut destitué et sa tombe pillée. En plein dans cette période de troubles, le vizir, général en chef Hérihor rétablit aux côtés de Ramsès XI, qui régnait alors depuis 19 ans, un certain ordre dans le royaume. Hérihor fut nommé Grand Prêtre d'Amon. Réduit à l'état de simple formalité administrative, Ramsès XI termina son règne dans le désintérêt général.

Hérihor remporte de nombreuses autres distinctions, et devient vice-roi de Nubie, chassant son prédécesseur. Cette ambition et les rivalités qu'elle impliqua provoquèrent de grandes guerres civiles qui amenèrent la création de nouvelles dynasties au Nord et au Sud de l'Égypte. Hérihor usurpe le pouvoir royal en ignorant totalement Ramsès. Il fut le premier roi-prêtre, de la dynastie des Grands Prêtres d'Amon à Karnak, parallèle à la XXIe dynastie. Il mourut peu après et fut remplacé par Piankh, un prêtre qui continua la politique de Hérihor.

C’est vraiment, à la fin du IIe millénaire, le terme de l’Égypte conquérante et impériale. Elle ne régnera ni ne rayonnera plus vraiment hors de ses frontières. Héritière d’un passé prestigieux, elle entre dans ce qu’on appelle la basse époque avec une auréole de gloire; elle jouera encore un rôle international, tant que durera son indépendance, mais politiquement elle ne régira plus le monde.

Source :
- http://www.insecula.com/
- http://www.egyptos.net/
- http://fr.wikipedia.org/

Posté par Silverside le 19.03.08 à 22:04 - Commentaires (0) - Le Nouvel Empire

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