La Cinquième Dynastie (~2500 - ~2350)
A la Ve dynastie, le roi devient «Fils de Rê». Il n’a plus seulement le pouvoir d’un dieu céleste, Horus; c’est aussi bien de jure que de facto le lieutenant terrestre de son père, le dieu-soleil Rê, primordial et créateur. Son pouvoir normal n’est donc pas seulement social, mais aussi, ce qui est le plus surprenant pour nous, cosmique.
Il est garant de l’inondation, du rendement des champs comme de la vie même de tout le peuple, de sa fécondité et de sa santé. Le couronnement royal manifeste ces qualités pour le roi, et le hebsed, ou jubilé trentenaire, renouvelle une ou plusieurs fois sa puissance personnelle dont dépend le sort du pays entier.
Les Pharaons de la Ve Dynastie
Des expéditions sont entreprises au Sinaï pour en rapporter du cuivre et de la turquoise. Les Libyens, remuants et hostiles, furent, à plusieurs reprises, contenus par des raids exécutés à l’ouest vers leurs territoires. Les campagnes contre les Soudanais rapportèrent maintes fois un gros butin en hommes, en bétail et en richesse mobilière.
Ouserkaf (Ousercherès), neveu de Mykérinos, fait construire un temple consacré à Atoum-Rê à Saqqarah. Il disposait d'une large rampe partant du sanctuaire d'accueil jusqu'à la grande cour centrale dans laquelle se trouvait l'autel des sacrifices et un grand obélisque. Niouser-Rê Ini, sixième pharaon de la cinquième dynastie de Memphis, mettra un terme à la série des six temples solaires dont cinq furent érigés à Abousir et recommencera à construire des pyramides à Saqqarah.
Sahou-Rê (Sephrès). La Vème dynastie conduit les armées royales à l'extérieur des frontières du pays, vers le Nord et vers le Sud. Les reliefs du temple funéraire du successeur d'Ouserkaf, Sahourê, montrent des représentations de pays vaincus et le retour d'une expédition maritime, probablement à Byblos avec des prolongements dans l'arrière-pays syrien. On lui prête également une campagne contre les Libyens. Sahou-Rê creusera le canal qui relie la Mer Rouge à la Méditerranée. Il conduira la première expédition en direction du pays de Pount à la tête d'une armée puissante.
Le règne des successeurs immédiats de Sahou-Rê, Neferirka-Rê-Kakaï (Népherchérès), Shepseska-Rê (Sisirès), Néferef-Rê (Chérès) est peu connu. Niouser-Rê Ini (Rathourès) laissera derrière lui le temple funéraire édifié à Abou Gourob, retrouvé en bon état et donnant une idée de ce que devait être son modèle héliopolitain.
Menkaouhor (Mencherès) : les fonctionnaires provinciaux et ceux de la Cour ne sont plus nécessairement choisis parmi les membres de la famille royale sous le règne de Menkaouhor. Ils acquièrent progressivement une certaine indépendance qui minera progressivement l'autorité centrale.
Djedka-Rê Isesi (Tancherès) prend ses distances avec le dogme héliopolitain. Il ne construit pas de temple solaire et se fait enterrer à au sud de Saqqarah, à proximité de Memphis. Ses campagnes militaires le conduiront en direction des mines du Sinaï, d'Abou Simbel, de Byblos et du pays de Pount. L'administration du royaume, aux mains de hauts fonctionnaires qui ne sont plus dirigés, manque sérieusement d'efficacité. Les vizirs de l'époque, dont le plus célèbre, Ptahotep, connu par son Enseignement, ont laissé de riches tombeaux.
Ounas (Ounos), neuvième et dernier pharaon de la Vème dynastie, construira une pyramide sur la base des écrits intitulés "La Sagesse du préfet Ptahotep" qui constitue la version la plus ancienne de l'actuelle version des "Textes des Pyramides". Il s'agit d'un recueil de conseils d'un homme âgé concernant l'honnêteté, la justice, l'obéissance aux lois, l'amour entre époux, le respect dû au prochain.
"Ah ! Osiris, c'est à toi en moi la destruction des résistances qui me retiennent. Ta majesté me dit : Instruis-le dans la parole du passé, car elle est la nourriture des enfants et des hommes. Celui qui la comprendra, marchera dans la satisfaction du coeur ..."
Source : http://www.insecula.com/
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