La Fin de la XIe Dynastie (~2020 - ~1980)
Seankha-Rê Mentouhotep III, "Celui qui vivifie ses Deux Terres", est assez âgé lorsqu'il monte sur le trône et ne régnera que durant douze ans. Il poursuit le programme de construction de son père, renforce la protection des frontières dans le Delta oriental et fait édifier des fortifications. Il mène une expédition au pays de Pount et reprend l'extraction de pierres dans le Ouadi Hammamat. De nombreux temples seront restaurés, notamment à Abydos, Dendera, Tôd.
Il fera construite un temple dont il ne reste que des vestiges à Gebelein, près de Thèbes. Ce monument sera décoré de scènes commémorant les victoires aux dépens des Nubiens et des Asiatiques qui permettront de réunifier le pays. Il organisera de nombreuses expéditions à Assouan, en Nubie, dans le pays de Pount et sur la côte phénicienne.
Le Complexe Funéraire de Deir El-Bahari
Le site grandiose de Deir el-Bahari, situé sur la rive occidentale de l’antique Thèbes, consacré depuis la plus haute antiquité au culte de la déesse Hathor. trois souverains y firent construire leur temple funéraire : Montouhotep II (XIe dynastie), la reine Hatchepsout et son successeur Thoutmosis III (XVIIIe dynastie).
Le grandiose complexe funéraire de Montouhotep III, aujourd'hui en ruines, servira en partie de modèle au magnifique "temple de millions d'années" de la reine Hatshepsout.

Le Temple de Deir el-Bahari
La conception reste malgré tout fidèle à la tradition de l'Ancien Empire qui associait le temple et la pyramide. Une route montant vers l'Ouest reliait le temple de la vallée à une vaste cour plantée d'arbres. Une rampe montante, construite dans l'axe de la route et soutenue par une colonnade de piliers carrés en grès, conduisait à la première terrasse. Une deuxième terrasse, superposée et bordée d'une colonnade sur trois côtés, supportait la pyramide.
Une galerie descendait vers le cénotaphe de Montouhotep dans lequel on retrouvera du mobilier et une statue assise du roi. Un couloir, qui prenait naissance derrière la pyramide à hauteur de la première terrasse, conduisait au caveau creusé dans la falaise. On y retrouvera le sarcophage vide. Le complexe comprenait également une salle hypostyle s'enfonçant dans la falaise, donnant accès à une petite chapelle et aux tombes des princesses et des hauts dignitaires. Une tombe collective consacrée à soixante de ses soldats morts au combat sera creusée dans le roc à proximité.

Le Temple de la reine Hatchepsout (15e siècle av. J.-C.)
Le Court Règne de Mentouhotep IV
Mentouhotep IV succède à son père. La situation du pays est confuse. On sait par un graffiti du Ouadi Hammamat qu'il y enverra une expédition de mille hommes afin de mater une rébellion (D'autres sources disent que cette expédition de 13 000 hommes à Ouadi Hammamat a pour but d'en extraire les matériaux d'éternité destinés à la sépulture de son souverain).
L'expédition est conduite par son vizir Amenemhat. Amenemhat est fils d'un prêtre nommé Sénousret, et d'une certaine Nofret.
Au titre de vizir de Mentouhotep, il mène cette expédition aux carrières de pierre de Bekhen (greyhache), vers la mer Rouge, en empruntant le ouâdi Hammâmât, que l'on gagne à partir de Coptos.
Il semble que le règne de Montouhotep IV, troublé, se termine en une obscure guerre civile, et s'achève tragiquement pour Montouhotep IV (et la XIe dynastie), qui n'eut pas le temps de mener à bien l'achèvement de sa sépulture.
Le parti thébain se ralie à Amenemhat, dont les qualités d'organisateur et de chef de guerre apparaissent dans les inscriptions laissées au ouâdi Hammâmât, et lui permettent de monter sur le trône en dépit d'une origine roturière.
Source : http://www.insecula.com/
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