La XVIIIe Dynastie (V) : L'Apogée de la Dynastie
Thoutmosis III associe au pouvoir le futur Aménophis II, fils qu'il a eu de sa seconde épouse, Hatchepsout II Mérirê.
Aakhéperou-Rê Amenhotep (1425-1400)
Moins intellectuel et plus porté sur les armes, le jeune souverain mène trois campagnes en Syrie. Les affrontements contre le Mitanni, qui se soldent par la perte de la zone comprise entre l'Oronte et l'Euphrate, seront les derniers qui opposeront les deux adversaires. Le nouvel empire hittite fondé par Tudhaliya II menace le Mitanni. La paix règne en Nubie.
Bien que les conditions de vie des classes populaires nous échappent pour l’essentiel, l’Égypte d’Aménophis II donne une impression de prospérité, due en grande partie aux livraisons des pays tributaires, placés « sous les sandales de Sa Majesté », et à une main-d’œuvre que fournissaient les nombreux prisonniers de guerre. L’appareil administratif, bien rodé, était dirigé par des fonctionnaires dévoués, amis d’enfance du roi ou compagnons d’armes : Ousersatet, le « fils royal de Koush», qui avait pris part aux « campagnes de victoires », Menkhéperrêseneb, qui avait déjà servi Thoutmosis III, Sennéfer, le maire de Thèbes, dont la tombe dit « des vignes » est l’une des plus richement décorées de la nécropole thébaine, ou encore Qénamon, directeur du Trésor et « responsable de tous les pays septentrionaux ».
À la différence de Thoutmôsis III, Amenhotep II n’était guère un « roi bâtisseur ». En effet, une part considérable de son œuvre architecturale consistait à achever les sanctuaires de son prédécesseur, notamment à Amada, à Éléphantine et à El Kab. À Karnak, il se fit représenter sur la face sud du 8e pylône dans l’attitude rituelle de pharaon tuant des captifs étrangers.
Menkhéperou-Rê Thoutmès (1400-~1390)
Pendant ses neuf années de règne, Thoutmôsis IV put profiter de la paix et de la stabilité que ses prédécesseurs avaient assurées à l’Égypte. Il n’est pas exclu toutefois qu'il ait mené campagne en Galilée, mais son mariage avec une fille d’Artatama Ier mit fin aux affrontements qui avaient opposé ses prédécesseurs au Mitanni.
En l’an 8, il entreprit une « campagne de victoires » en Nubie, sans doute une simple expédition punitive. Comme sous ses prédécesseurs, l’administration des « pays du Sud » était confiée à un « Fils royal de Koush », titre prestigieux qui ne cessera d'être employé jusqu'à la fin du Nouvel Empire.
Nebma-Rê Amenhotep (1390-1352)
Amenhotep III est le fils d'une concubine de Thoutmosis IV, Moutemouia. Il monte sur le trône à l'âge de douze ans et sa mère assure la régence.
Il épouse une femme d'origine non royale, la reine Tiyi, fille d'Youya et de Touya. Le frère de la reine, le divin Ay succédera à Toutankhamon. L'influence de Tiyi dans la conduite des affaires fut importante. Elle met en avant pour la première fois le rôle de la "Grande Épouse du Roi" qui prend le pas sur la reine mère.
Le règne d'Amenhotep III est marqué par la paix. Son nom est attesté en Crête, à Mycène, en Étolie, en Anatolie, au Yémen, à Babylone…
Le rapprochement égypto-mitannien est consommé par le mariage d'Amenhotep III et de Gilu-Heba puis de Tadu-Heba(t), filles de rois du Mitanni. Il épouse également deux princesses de Babylone.
La puissance montante de l'époque, ce sont les Hittites qui vont prendre un ascendant décisif à la charnière des règnes d'Amenhotep III et d'Amenhotep IV.
L'Égypte est à l'apogée de son rayonnement et de sa puissance.
Amenhotep III est un des plus grands constructeurs que le pays ait connu. Il couvre la Nubie de monuments, dans le Nord, il construit à Athribis et à Bubastis. Il commence les grands travaux du Serapeum à Saqqarah. Dans la Vallée, il bâtit à Elkab, Souménou, Abydos et Hermopolis. À Thèbes, il fait construire à Louxor un temple censé être le "harem méridional" d'Amon-Rê et fait consacrer dans le temple de Mout, au sud de l'enceinte de Karnak, six cents statues de la déesse Sekhmet. Sur la rive occidentale, il se fait édifier un palais à Malgata et un gigantesque temple funéraire dont il ne reste que deux statues monumentales (appelées colosses de Memnon).

Colosse de Memnon
Il meurt en l'an 39 en ayant peut-être associé, dans les derniers temps, son fils au trône.
Source : http://www.bubastis.be/histoire/grimal09.html - http://fr.wikipedia.org
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