Le Règne de Dagobert (632 - 639)
Roi d'Austrasie en 622, Dagobert 1er devient aussi roi de Neustrie à la mort de son père et impose son autorité y compris sur l'Aquitaine à la mort de son frère Caribert en 632. Dagobert refuse la tutelle des maires du palais et, sous les conseils de (saint) Eloi, favorise l'Eglise à laquelle il fait de nombreuses donations.
xInstallé en Neustrie, le cœur du royaume, il s’employa à consolider l’autorité royale, notamment sur les Basques, les Bretons, et dans la basse vallée du Rhin, où il annexa la Germanie, jusqu’à l’Elbe.
Il imposa son autorité aux Gascons et à une partie des Bretons mais malgré sa volonté unificatrice il dut cependant accepter l'indépendance de l'Austrasie (634), qu'il confia à son second fils Sigebert II
Il a un règne marqué par la paix et prospérité relatives. Il fut le plus puissant des rois mérovingiens, s'appuyant sur divers conseillers :
En plus de Pépin de Landen (Maire du Palais d'Austrasie et ancêtre des carolingiens), Dagobert est conseillé par des évêques de qualité, comme Saint Eloi (qui est à cette époque trésorier du royaume), Saint Ouen ou Arnoul de Metz.
Sous leur impulsion, il multiplie les fondations religieuses et charitables : c'est lui qui fondera en 625 l'abbaye de Saint Denis. Ces liens tissés avec l'Eglise ont été pour Dagobert des agents de stabilité politique mais également de rayonnement idéologique
Peu avant sa mort, en 638, Dagobert partage son royaume : (1) Sigebert III qui a 9 ans et hérite de l'Austrasie et de l'Aquitaine, (2) Clovis II qui n'a que 4 ans et hérite de la Neustrie et de la Bourgogne.
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