Les Difficultés des Mérovingiens
La puissance de la dynastie mérovingienne s'appuyait sur un réseau de fidélités. Les rois distribuaient terres, revenus et charges « publiques » à partir de leur trésor personnel pour s'assurer le soutien de l'aristocratie. La « cassette du souverain » s'était ainsi substituée aux « biens publics » de l'époque romaine, évolution qui jeta les bases de la vassalité.
L'administration du palais royal était confiée à des officiers domestiques, fidèles et compagnons du roi : (1) le « connétable » était chargé des écuries royales , (2) le « maréchal » s'occupait du tribunal , (3) le « référendaire » envoyait les ordres écrits du roi dans les régions où le pouvoir de ce dernier s'exerçait , (4) la charge de « maire du palais » prit de l'importance, en raison de son rôle central au cœur des relations du pouvoir avec l'aristocratie.
Le pouvoir local était conféré aux comtes et aux évêques, qui furent progressivement nommés par le roi. Le comte (comes ou « compagnon » du roi) dirigeait une circonscription (pays ou pagus) et constituait un véritable relais du pouvoir
Les richesses de la monarchie mérovingienne ont cessé de croître par le concours de divers facteurs :
Absence de victoires militaires, privant le royaume des tributs et butins habituellement acquis
Diminution des domaines du fisc à cause de donations pour acheter certains dévouements
Absence de budget due à l'incapacité à faire rentrer les impôts et taxes suite à des révoltes et aux détournements ou usurpations des fonctionnaires qui en ont la charge
Ainsi, les descendants de Dagobert étaient contraints de dilapider les richesses acquises pour acheter la reconnaissance et la fidélité de leurs hommes. C'est donc privé du renouvellement des richesses que le pouvoir s'affaiblit, à la faveur de riches familles aristocratiques
C'est dans ce contexte que les Pippinides, ancêtres de la future dynastie des Carolingiens, prirent une place des plus importantes.
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