Igor Brevnjovski : Chronique d'un homme en exil

Homo Sapiens (200 000 ans)

L'origine de l'Homme moderne est un phénomène tout aussi complexe à saisir que l'apparition du genre Homo. Il y a 400 000 ans, l'Afrique est touchée par une forte augmentation de l'aridité, qui conduit à l'extension des déserts du Sahara et du Kalahari. Pour Jean-Jacques Hublin, c'est dans ce contexte qu'émergent les premiers Hommes morphologiquement modernes.

Si l'on a l'impression d'un continuum culturel entre Homo erectus et Homo sapiens, il faut souligner à quel point il est difficile, du point de vue paléontologique, de placer une limite nette entre les derniers erectus et les premiers sapiens, au point que pour certains auteurs ces deux espèces n'en font qu'une (Mayr en 1950 et Wolpoff en 1994 incorporaient erectus dans l'espèce sapiens).

Skhul

Crâne de Skhul5

L'étude des fossiles humains africains âgés de 500 000 à 30 000 ans met effectivement en évidence une transition morphologique progressive depuis les Archanthropiens jusqu'aux Hommes anatomiquement modernes. Certains spécimens africains peuvent ainsi être qualifiés de fossiles de transition ; ils ont été dénommés Homo erectus évolués ou Homo sapiens archaïques, et regroupés chronologiquement en trois ensembles par Bräuer :

  1. les Homo Sapiens archaïques anciens
  2. les Homo Sapiens archaïques récents
  3. les Homo Sapiens anatomiquement modernes anciens.

Source :
- http://ma.prehistoire.free.fr/premiers.htm
- http://fr.wikipedia.org/wiki/

Posté par Silverside le 31.03.08 à 22:30 - Commentaires (0) - Homo Sapiens

Les Homo Sapiens archaïques anciens (500 000 à 300 000 ans)

Ces spécimens ont une morphologie en mosaïque, c'est-à-dire que chaque individu possède à la fois des caractères plésiomorphes et des caractères apomorphes : leur capacité crânienne (voisine ou supérieure à 1 250 cm3) est plus importante que celle des Archanthropiens et, ce qui est lié, leur voûte crânienne est plus large ; leur torus sus-orbitaire s'infléchit au-dessus de la glabelle et s'affine latéralement.


Ndutu (Tanzanie, 1973)

Crâne incomplet Ndutu 1, sans doute une femme, daté d'environ 300 000 ans (400 000 ? 600 000 ans ?), il a été découvert en 1973 dans un site de plein air : le crâne fut découvert associé à des outils et de nombreux restes animaux (surtout d'hippopotames).

Considéré comme un intermédiaire morphologique entre Homo erectus et Homo sapiens anatomiquement moderne (aussi classé parmi Homo Heidelbergensis).

Caractères le rapprochant d'Homo sapiens :

  1. bosses pariétales très développées
  2. parois crâniennes pratiquement parallèles en vue postérieure
  3. caille occipitale très élevée
  4. pas de pincement de l'occipital (occipital non anguleux)
  5. apophyse mastoïde très saillante

Caractères le rapprochant d'Homo erectus :

  1. torus sus-orbitaire marqué
  2. absence de bosses frontales
  3. présence du torus occipital transverse
  4. insertion marquée des muscles de la nuque


Bodo (Éthiopie, 1976-1990)

Crâne incomplet (un pariétal incomplet BOD-VP-1/1 et un fragment d'humérus), il a été découvert  en 1976, 1981 et 1990 dans la moyenne vallée de l'Awash. Son anatomie est proche de celle de Kabwe. Le crâne incomplet découvert en 1976 était associé à des éclats Levallois et à des restes animaux qui datent le site de 0,6 à 0,2 Ma.

Considéré comme un intermédiaire morphologique entre Homo erectus et Homo sapiens anatomiquement moderne (aussi classé parmi Homo Heidelbergensis).

Caractères le rapprochant d'Homo sapiens : présence de bosses frontales, quoique très peu marquées

Caractères le rapprochant d'Homo erectus :

  1. face très robuste
  2. épais torus sus-orbitaire
  3. très larges os malaires
  4. front fuyant
  5. présence d'un bombement bregmatique
  6. présence d'une carène sagittale pariétale
  7. méat auditif externe plus haut que la cavité glénoïde
  8. os très épais


Eyasi (Tanzanie, 1935-1938)

Eyasi 1, sans doute une femme, a d'abord été nommé Palaeoanthropus njarasensis, avant d'être classé dans l'ensemble des Homo Sapiens archaïques anciens (vieux de 130 000 à 200 000 ans).

Considéré comme un intermédiaire morphologique entre Homo erectus et Homo sapiens anatomiquement moderne (aussi classé parmi Homo Heidelbergensis).


Hopefield 1 (Afrique du Sud, 1953)

Calotte crânienne H1, découverte à Elandsfontein, zone sableuse de 3 km sur 1,5 km, mobile, près de la ville de Hopefield dans la baie de Saldanha (Sea Harvest, côte ouest de la Province du Cap). Datation : entre 150 000 et 500 000 ans.

En 1953 Ronald Singer recueille les 25 fragments du calvarium de Saldanha et des bifaces acheuléens (l'association des os et des outils est incertaine car il s'agit de découvertes de surface) ; l'érosion éolienne avait disséminé les 25 restes crâniens sur plusieurs centaines de mètres carrés ; ils ont pu être reconstitués en une calotte crânienne incomplète, de capacité estimée à 1200 cm3. Une mandibule fragmentaire a également été retrouvée sur le site

Considéré comme un intermédiaire morphologique entre Homo erectus et Homo sapiens anatomiquement moderne (aussi classé parmi Homo Heidelbergensis).

La calotte crânienne H1 présente des caractères morphologiques plus modernes qu'à Kabwe :

  1. courbures crâniennes plus marquées
  2. insertions musculaires atténuées
  3. torus sus-orbitaire moins massif
  4. absence de bombement bregmatique
  5. absence de carène sagittale pariétale.

Il s'agit cependant d'un Homo sapiens archaïque car certains de ses caractères sont archaïques (prennent la même forme que sur les Archanthropiens) :

  1. absence de bosses frontales
  2. faible convexité du frontal
  3. présence d'un torus occipital transverse
  4. prédominance de l'arc frontal sur l'arc pariétal.

Source :
- http://ma.prehistoire.free.fr/premiers.htm
- http://fr.wikipedia.org/wiki/

Posté par Silverside le 31.03.08 à 22:36 - Commentaires (0) - Homo Sapiens

Les Homo Sapiens archaïques récents (300 000 à 100 000 ans)

Leur apparence tend à être moderne (front redressé, torus sus-orbitaire réduit). La capacité crânienne de LH 18 et de Florisbad, supérieure à 1350 cm3, est même identique à la nôtre, et la face de Florisbad est tout à fait moderne. Mais certains caractères rappellent les Homo sapiens archaïques anciens : LH 18 et Omo 2 ont des os pariétaux allongés et un os occipital anguleux ; ES 11693 a une face très basse, large et massive ; Florisbad possède une région sus-orbitaire relativement robuste.

Wood inclut KNM-ER 999 et KNM-ER 3884 dans ce groupe. Stringer ajoute KNM-ER 3884 et Singa (Soudan) à cette liste de fossiles qui datent pour lui entre 260 000 et 130 000 ans et représentent les possibles anciens Homo sapiens . Certains chercheurs (comme Lahr et Foley en 1994) suggèrent de reconnaître un nom spécifique à ce groupe de fossiles, bien que White leur trouve une considérable diversité anatomique. Le terme d'Homo helmei (donné par Dreyer à l'individu de Florisbad en 1935) est le plus approprié pour regrouper des individus comme LH 18, Florisbad, Djebel Irhoud, ER 3884, Singa, Haua Fteah (Libye, plus de 90 000 voire plus de 130 000 BP) et Mugharet el Aiya (Maroc, 65 000 à 90 000 BP).


Homo Sapiens idaltu (Ethiopie, 1997)

Les premiers Homo sapiens sont africains. Parmi les plus anciens figure celui de Herto qui a 160 000 ans. L’équipe de Tim White a mis au jour en 1997 deux crânes d’adultes et celui d’un enfant âgé de six ou sept ans, près du village de Herto, dans la dépression de l’Afar (Est de l'Éthiopie).

Ils présentent des caractéristiques d’Hommes modernes tout en partageant certains traits d'Homo sapiens archaïques. Ils comblent ainsi la lacune entre ces derniers et les Hommes totalement modernes d'il y a 100 000 ans. Il s’agit donc d’un Homo sapiens archaïque. En comparaison avec les nôtres, les crânes de Herto sont légèrement plus larges et plus longs. Ces différences mineures ont incité les chercheurs à identifier les nouveaux venus comme une sous-espèce d'Homo sapiens qu'ils ont nommée Homo sapiens idaltu, 'idaltu' signifiant "aîné" dans la langue afar.

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Homo sapiens idaltu

Les paléontologues ont mis six ans pour reconstituer les crânes, notamment celui de l'enfant, un puzzle de 180 morceaux, et pour dater par la méthode Argon les restes retrouvés. Cette étude a permis de dater les ossements entre 154 000 et 160 000 années, alors que jusqu'alors les plus vieux fossiles d'Homo sapiens en Afrique n'avaient "que" 100 000 ans ! Des fossiles d’Homo sapiens de cette période, surtout en si bon état, faisaient défaut aux anthropologues. Les trois crânes d’Herto constituent donc un apport précieux pour mieux comprendre comment cet Homme moderne a émergé. Auparavant, les fossiles d’Homo sapiens les plus complets et les plus sûrement datés (115.000 ans environ) avaient été découverts hors d'Afrique, en Israël (Skhul et Qafzeh). Les crânes de Herto comblent donc un vide pour les anthropologues, et renforcent les partisans de la théorie « Out of Africa » selon laquelle les ancêtres de l’Homme moderne sont issus d’Afrique.

Les fossiles humains étaient associés à des outils lithiques, à des ossements de buffle et au crâne d'un hippopotame.

Caractéristiques

Crâne adulte masculin presque complet. Large et robuste, avec une capacité crânienne de 1450 cm3, supérieure à celle de la plupart des Hommes modernes.

i.Caractères presque modernes : angle occipital (plus aigu que celui de presque tous les hommes modernes), hauteur de la mastoïde, largeur du palais (Vu de côté).

ii.La longueur du crâne dépasse celle de l'Homme moderne, mais l'une des largeurs est inférieure à la moyenne moderne. L'arcade sourcilière n'est pas proéminente, et demeure à l'intérieur des normes modernes. Pas de fosse sus-iniaque. Pas de chignon occipital. Torus occipital massif. (Vu de dessus)

Stringer estime que les caractères des crânes de Herto ne diffèrent pas suffisamment de ceux de l'Homme moderne pour justifier la création d'une nouvelle sous-espèce. Selon Chris Stringer, Herto est le plus ancien Homme moderne actuellement connu. Les fossiles de Herto Bouri constituent un intermédiaire anatomique et chronologique entre les Homo sapiens archaïques anciens et les Hommes modernes.

Pour White, il est probable que Homo rhodesiensis (Homo sapiens archaïque ancien : Bodo, Kabwe) soit l'ancêtre de Homo sapiens idaltu (Herto), qui serait lui-même à l'origine de Homo sapiens sapiens (l'Homme moderne : Klasies et Qafzeh pour les plus anciens). Quant aux Homo sapiens archaïques récents (Ngaloba, Omo 2, Eliye Springs, Jebel Irhoud), White avoue avoir du mal à établir leur place dans notre arbre généalogique, et Stringer se demande, devant leur grande variabilité anatomique, si l'Homme moderne est apparu graduellement ou s'il faut envisager une version africaine du multirégionalisme.


LH 18 (Tanzanie, 1976)

Calotte crânienne LH 18 (crâne de Ngaloba), découverte sur le site de Laetoli, LH 18 serait, avec Omo 1, Florisbad et Cave of Hearths, l'ancêtre des populations modernes : Picq le classe déjà parmi les Hommes modernes.

Un peu moins moderne que Omo 2 qui est de morphologie générale voisine : LH 18 serait intermédiaire entre Homo Rhodesiensis, plus ancien, et les fossiles d'Omo (d'après l'analyse du frontal et de l'occipital)

Traits archaïques :

  1. os frontal oblique relativement plat (plus petit et   plus aplati qu'Omo 2)
  2. torus sus-orbitaire fort et continu (moins saillant   que chez Omo 2)
  3. parois crâniennes épaisses

Traits modernes :

  1. occipital régulièrement convexe
  2. face non volumineuse
  3. méat auditif externe plus bas que la cavité glénoïde
  4. pas de carène sagittale pariétale (ou très discrète)
  5. capacité crânienne > 1350 cm3


Omo 2 (Ethiopie, 1967)

Considéré comme un intermédiaire morphologique entre Homo erectus et Homo sapiens anatomiquement moderne. Se rapproche des Homo sapiens par sa capacité cérébrale supérieure à 1400 cm3.

Se rapproche des Homo erectus car :

  1. carène sagittale bordée de méplats
  2. torus occipital marqué
  3. forte angulation de l'occipital
  4. méat auditif externe plus haut que la cavité glénoïde
  5. position basse et reculée de la largeur maximale du crâne
  6. présence d'un bombement bregmatique


Eliye Springs (Kenya, 1983)

Crâne quasi complet ES 11693 ; affinités avec Omo 2 et LH 18. Considéré comme un intermédiaire morphologique entre Homo erectus et Homo sapiens anatomiquement moderne.

Caractères archaïques

  1. carène sagittale
  2. voûte crânienne aplatie
  3. position basse de la largeur crânienne maximale
  4. torus sus-orbitaire et sillon supra-toral
  5. insertion des muscles nucaux marquée
  6. face basse, large, massive

Caractères modernes

  1. capacité crânienne élevée
  2. la forme du crâne en vue supérieure et en vue postérieure signe une encéphalisation avancée
  3. bosses frontales présentes (mais très peu marquées)
  4. bosses pariétales
  5. écaille temporale développée
  6. allongement de la partie supérieure de l'occipital
  7. absence de torus occipital transverse


Bloemfontein (Afrique du Sud, 1932)

Crâne incomplet (voûte incomplète et moitié droite de la face), initialement attribué à Homo helmei, c'est un individu féminin, associé à une industrie du Paléolithique moyen. Datation : plus de 200 000 ans  ou 250 000 ans. Considéré comme un intermédiaire morphologique entre Homo erectus et Homo sapiens anatomiquement moderne (aussi classé parmi Homo Heidelbergensis).

Caractéristiques

  1. capacité crânienne > 1350 cm3
  2. carène sagittale (trait archaïque)
  3. crâne large (trait moderne)
  4. frontal large, bas, aplati, un peu fuyant
  5. très fort relief sus-orbitaire (trait archaïque) avec dépression   centrale (trait moderne) et sillon supra-toral peu profond
  6. face courte, très large et robuste mais tout à fait moderne
  7. sinus maxillaires développés et malaires boursoufflés
  8. orbites écartées
  9. os du nez larges formant une faible angulation
  10. denture de taille modérée

Source :
- http://ma.prehistoire.free.fr/premiers.htm
- http://fr.wikipedia.org/wiki/

Posté par Silverside le 31.03.08 à 22:54 - Commentaires (0) - Homo Sapiens

Les Homo Sapiens anatomiquement modernes anciens (130 000 ans)

C'est en Afrique que les plus vieux ossements ont été découverts. Aujourd'hui, les paléontologues donnent à Homo sapiens un âge d'environ 200 000 ans puisque les plus vieux ossements retrouvés sont deux crânes datés de -195 000 ans, et appelés Omo 1 et Omo 2. Ensuite viennent les ossements de Qafzeh et Skhul en Israël/Palestine datés respectivement de -97 000 et -80 000 ans.

Les plus célèbres sont ceux de l'Homme de Cro-Magnon, datés de -35 000 ans et découverts en France.


Omo 1 (Ethiopie, 1967)

Omo 1 et Omo 2 sont les noms attribués à deux crânes découverts à Kibish, en Éthiopie, en 1967. Leur nom est emprunté à celui de la rivière Omo au sud de laquelle se trouve le site de leur découverte.

Leur morphologie est reconnue comme celle d'Homo sapiens, mais jusqu'en 2005 leur datation précise n'avait pas été établie, l'estimation était alors de 130 000 ans. Ce n'est qu'en février 2005, avec une nouvelle datation établie par Ian McDougall à partir des sédiments dans lesquels avaient été retrouvés les crânes Omo 1 et Omo 2, que ceux-ci on été datés d'environ 195 000 ans. Ce sont aujourd'hui les plus vieux ossement d'Homo sapiens découverts. Ils appuient l'estimation actuelle de l'apparition d'Homo sapiens aux environ de -200 000 ans.

Mandibules

Crâne d'Omo 1

Le squelette Omo 1 comprend des fragments crâniens et une grande partie des os post-crâniens mais ces derniers sont presque tous très fragmentaires. La morphologie est très moderne :

  1. os frontal haut et redressé
  2. voûte crânienne élevée et régulièrement arrondie, sans carène sagittale
  3. en vue postérieure : côtés du crâne divergents vers le haut
  4. arcade sourcilière proéminante mais s'affinant latéralement et ne formant pas un torus continu
  5. présence d'un menton
  6. palais en U
  7. capacité cérébrale > 1400 cm3

Cependant : épaisseur importante des os et une certaine robustesse de l'apophyse coronoïde du cubitus. Omo 1 est considéré comme un Homo sapiens : il serait l'ancêtre des populations modernes.


Klasies River Mouth (Afrique du Sud, 130 000 à 190 000 ans)

Mandibules de morphologies variées : plus ou moins robustes ( seulement en fonction du sexe ? ) et au menton plus ou moins saillant (KRM 41815 a un menton très saillant, moderne, contrairement à KRM 13400 et 21776). Datation : 130 000 à 190 000 ans.

Fragments de frontal (l'un a un relief sus-orbitaire moderne, peu développé), fragments crâniens, trois os postcrâniens incomplets.

Mandibules

Mandibules et autres fragments

Homo sapiens moderne de petite taille, au dimorphisme sexuel sans doute important ; certains os présentent des entailles.


Djebel Irhoud 2 (Maroc)

Djebel Irhoud 2 (Maroc)

Crâne et Calotte crânienne d'adultes (et une mandibule, un fragment d'humérus et un ilion d'enfants), très proches de la morphologie moderne (Skhul 5)

Crânes modernes (voûte élevée, frontal redressé, occipital arrondi, parois divergeant vers le haut en vue postérieure, bosses pariétales bien marquées, largeur maximale en position haute, absence de prognathisme, présence d'un menton) mais dans l'ensemble les fossiles sont robustes avec certains caractères archaïques (torus sus-orbitaire massif et continu).

Le crâne Irhoud 1 (face large, nette fosse canine), nettement plus bas et allongé que le crâne Irhoud 2, est parfois considéré comme non moderne anatomiquement et classé Homo sapiens archaïque (voire même Homo heidelbergensis). Ils sont sont peut-être les ancêtres des Atériens, Hommes modernes les plus anciens du Maghreb.

Source :
- http://ma.prehistoire.free.fr/premiers.htm
- http://fr.wikipedia.org/wiki/

Posté par Silverside le 31.03.08 à 23:02 - Commentaires (0) - Homo Sapiens

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