Les VIIe et VIIIe dynasties (~2180 - ~2140)
Les VIIe et VIIIe dynasties sont extrêmement falotes. Les lacunes du papyrus royal de Turin et les contradictions des abréviateurs de Manéthon ne permettent guère de reconstruire leur histoire.
Une Période de Troubles
Selon Manéthon, la VIIe dynastie pharaonique voit soixante-dix rois gouverner l'Égypte en soixante-dix jours. Il ne faut pas y voir une réalité historique, mais plutôt le reflet d'une période trouble.
Durant la VIIe dynastie, le contrôle du roi est de plus en plus amoindri et certaines institutions (villes de pyramides, temples régionaux) obtiennent un statut d’immunité, les exemptant d’impôts. Les nomarques s’érigent en potentats locaux, s’attribuant des titres au détriment du roi qui est obligé de composer avec eux et va perdre son pouvoir.
Un système de gouvernement collégial a peut-être vu le jour : les princes de sang, ayant tous les mêmes droits et étant tous rois, se sont, peut-être, disputés le trône sans qu’aucun ne réussisse à s’imposer. De plus ils ne contrôlent que les alentours de Memphis, Abydos fonctionnant comme centre administratif de la Haute-Égypte.
Les rois essaient tout de même de perpétuer les traditions de l’Ancien Empire, mais ils doivent pactiser avec de puissantes familles, comme celle de Coptos, du Vizir Chemay (ou Shemay), gouverneur de Haute-Égypte.
Privés de pouvoir central, les nomes s’instaurent en États indépendants souvent en guerre les uns contre les autres. Les incursions de nomades dans le delta aggravent la situation.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/
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