Paranthropus (Afrique du Sud et de l'Est - 3 millions d'années)
On se rapproche du genre Homo. A ce jour, huit espèces d'australopithèques ont été décrites mais les espèces plus robustes sont dénommées Paranthropus "presque homme", même si le débat sur la pertinence de ce genre n'est pas encore tranché dans la communauté scientifique. Il existe pourtant des différences significatives entre Paranthropes et Australopithèques au niveau du crâne, les restes post-crâniens demeurant relativement similaires. Le contraste entre Paranthropus et Homo, quant à lui, est très marqué, et il est clair que le premier ne s'inscrit pas dans l'ascendance du second.

Les différentes espèces de Paranthropes avaient une taille voisinant 1,30 à 1,50 m et possédaient une forte musculature. Paranthropus vivait probablement dans des secteurs boisés plutôt que dans des milieux ouverts comme Australopithecus. Il a plutôt de grandes dents avant. Il avait un visage assez plat.
Le Paranthropus
Un certain nombre de fossiles ont été découverts en Afrique du Sud (Kromdraai, Swartkrans, Drimolen), à l'Est du lac Turkana (territoire du Kenya même si son extrémité septentrionale se trouve en Éthiopie), ou dans la basse vallée de l’Omo (Afrique de l’Est).
Paranthropus robustus de Kromdraai (Afrique du Sud), décrit par Broom en 1938. Il n'a été mis au jour qu'en Afrique du Sud dans des terrains datés de 2,2 à 1,5 million d'années
Paranthropus crassidens de Swartkrans (Afrique du Sud), décrit par Broom en 1949 et mis au jour dans des terrains datés de 1,7 million d'années : l'espèce est aujourd’hui attribuée à Paranthropus robustus.
Paranthropus boisei d'Olduvai (Tanzanie) décrit par Mary et Louis Leakey en 1959. Il est maintenant connu en Tanzanie, en Ethiopie, au Kenya et au Malawi dans des terrains datés de 2,2 à 1,4 million d'années
Paranthropus aethiopicus de la vallée de l'Omo (Ethiopie), décrit en 1967 par Camille Arambourg et Yves Coppens. Il vivait voici 3 à 2,5 millions d'années dans les états actuels d'Ethiopie et du Kenya.
Alors, ils possèdaient une très forte mâchoire et de très grosses molaires et prémolaires, des arcades zygomatiques très développées, un gros cerveau : autant de raisons susceptibles de nous inciter à faire plus ample connaissance !
Paranthropus robustus (Afrique du Sud - 2,2 à 1 millions)
Les sites de Swartkrans et de Kromdrai ont livré des fossiles et cette espèce est différente de celle d’Afrique orientale. Lors d’une visite à Sterkfontein, le 8 juin 1938, le contremaître Barlow remet à Robert Broom un fragment de maxilaire portant la 1ère molaire. Broom remarqua que la gangue de ce spécimen était différente de celle des fossiles de Sterkfontein et Barlow dut admettre que ce fragment osseux lui avait été remis par un écolier, Gert Terblanche.

Celui-ci conduisit Broom à la grotte de Kromdraai, pour rechercher les restes du maxillaire qui présentait des cassures fraîches. Robert Broom découvre une partie du crâne et de la mandibule (TM 1517). Il lui attribue un nouveau genre, Paranthropus, et une nouvelle espèce, robustus, soulignant ainsi la grande taille et la massivité de ces fossiles
Comme caractéristiques principales, on note une boîte crânienne assez haute et développée (bourrelet sus orbital développé) : son volume cérébral est de 450 à 500 cc. On constate la présence d’une crête sagittale et d’une crête temporo-nucale (arcade zygomatique très large, très robuste, très haute, muscles masticateurs puissants) : mandibule extrêmement robuste ; arcade dentaire en U divergent ; molaires et prémolaires très robustes, avec émail extrêmement épais.
Paranthropus boisei (Tanzanie - 2,4 à 1,2 millions)
C'est en 1959 que Mary et Louis Leakey ont découvert, dans les Gorges d'Olduvai, un crâne très bien conservé : OH. On lui donna le nom de Zinjanthropus boisei, en hommage à Charles Boise, le mécène de cette équipe d'anthropologues.

En plus de OH5, deux autres fossiles de paranthropus boisei ont été découverts lors de prospections au Kenya, autour du lac Turkana, sous la direction du fils de Louis Leakey, Richard : en 1969, KNM ER 406 (Kenyan National Museum-East Rudolf n° 406) un mâle ; en 1970, KNM ER 732, une femelle. En 1993, A. Amzaye a trouvé des fossiles de Paranthropus boisei à Kronso (Éthiopie) : KGA10-525, estimé vieux de 1,4 millions d'années (tous les specimens ont été trouvé dans d'autres parties de l'Afrique orientale : le spécimen le plus vieux, trouvé à Omo, date de 2,3 millions d'années)

Richard Leakey a estimé que c’était la première espèce d’hominidés à avoir employé des outils en pierre, mais aucun outil en pierre n’a été trouvé en association directe avec Paranthropus boisei. L'espèce s'est probablement éteint sans descendance.
Caractéristiques
Le volume cérébral frappe par sa petitesse : environ 500 à 550 cm ³, à peine plus grand que celui d’Australopithecus afarensis et d’Australopithecus africanus.
Il a une face très plate et un crâne nettement spécialisé pour une mastication puissante.
Plusieurs de ses traits se rencontrent chez les gorilles modernes, notamment la présence d'une crête sagittale au sommet du crâne chez les mâles.
Les mâles pesaient 55 kg et leur taille debout était de 1,50 m, tandis que les femelles pesaient 30 kg et ne mesuraient que 1,20 m de haut.
Il s'agit de l'un des plus importants dimorphismes sexuels connus chez les hominidés.
Paranthropus aethiopicus (Ethiopie - 2,7 à 2,3 millions)
Le premier spécimen attribué à cette espèce est une mandibule édentée (Omo 18) découverte en 1967 à l'ouest de la rivière Omo (Ethiopie). Les recherches étaient dirigées par Camille Arambourg et Yves Coppens. Après avoir daté le fossile à 2.5 millions d'années, les découvreurs l'attribuèrent à une nouvelle espèce : Paranthropus aethiopicus.
La plus grande partie des paléoanthropologistes refutèrent cette nouvelle dénomination, préférant y voir un australopithécus. Aujourd'hui, la plupart des scientifiques s'accordent pour placer Paranthropus aethiopicus de manière intermédiaire en Australopithécus afarensis et les paranthropus plus récents.

L'espèce fut vraiment reconnue en aout 1985 avec la découverte d'un deuxième fossile, plus complet, KNM-WT 17000. Celui-ci a été surnommé "Black skull" du fait de sa forte teneur en manganèse qui lui donne une couleur noire.
Boîte crânienne petite, basse et allongée.Capacité crânienne estimée à 419 cc.
Prognathisme facial marqué, fort bourrelet sus-orbital, crête sagittale très développée, présence d’une crête temporo-nucale, arcade zygomatique puissante, large et haute. Ces caractéristiques traduisent la présence de muscles masticateurs très développés.
La position du trou occipital est relativement postérieure.
Mandibule longue et très robuste, en forme de U peu divergente. Très grandes molaires, plates et larges.
Les caractéristiques du crâne et de l'appareil masticateur indiquent que le régime alimentaire de Paranthropus aethiopicus devait être constitué, entre autres, d'aliments coriaces, telles des racines.
Sources :
- http://fr.wikipedia.org
- http://www.dinosoria.com
- http://www.portail-svt.com
- http://terresacree.org/prehumain.htm
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